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Missions en Pologne | NO FRACKING FRANCE

Missions en Pologne

 Missions d'informations en Pologne 

 

  • Février 2012

  • Octobre 2013

  • En préparation: novembre 2014

 

064-001

 

 

 

 

1ère Mission en POLOGNE : 24 février au 1er mars 2012

No Fracking France se déplace en Pologne pour un séjour de 5 jours, du 24 février au 1er mars , sur invitation de  l’association Stowarzyszenie Niesiołowice Węsiory Kemnienne Kręgi, en particulier de son Président  Mr Hieronim Więcek et du juriste Jacek Czapiewski.

 Nous allons visiter des régions et des sites concernés par l’exploitation du gaz de schiste , rencontrer les populations  ainsi que des élus locaux et différentes associations de défense de l’environnement.Une réunion publique d’information est prévue à Sulęczyno le 25.02.2012 sur les risques liés à l’exploitation  du gaz de schiste .L'objectif est d' informer les Polonais des conséquences et dommages collatéraux de l'industrie du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique,  seule méthode opérationnelle, utilisée par l’industrie.

No Fracking France se rend également en Pologne pour échanger des informations, découvrir ce qu’il s’y passe, en parler à notre retour. Nous sommes également très heureux de voir Madame Teresa Adamska participer à la réunion d’information. Elle devrait  nous présenter les retombées du nouveau droit minier en Pologne sur la gestion des concessions.

Nous tiendrons un carnet de Route journalier sur ce déplacement en Pologne sur notre site,www.nofrackingfrance.fr ainsi que sur  www.reporterre.net.

 

kwidzyn

 

 

 

 

 

 

 

La Region de Poméranie, canton de Cachoubie, périphérie de Gdansk .

Il 17 heures le 24 février ,  lorsque Elisabelle Bourgue de l’Association No Fracking France est accueillie à l’aéroport Lech Wałęsa à Gdańsk (Pologne du Nord ) par Gérard Lemoine, géologue, contact et organisateur de cet échange franco-polonais. Elisabelle Bourgue et Gérard Lemoine ont été mis en relation par le québécois, Marc Durand, Doct en géologie appliquée.

 

No Fracking France est invitée pour 5 jours en Pologne sur  l’exploitation du schiste par l’association locale Niesiełowice Węsiory Kamnienne Kręgi. Cette première rencontre a lieu à Kartuzy le soir même.

Sont présents :

-         Hieronim Więcek, Président de Niesiełowice Węsiory Kamnienne Kręgi

-         Jacek Czapiewski, juriste, membre de Niesiełowice Węsiory Kamnienne Kręgi

-         Andrzej Muśko, chargé de relations publiques de Niesiełowice Węsiory Kamnienne Kręgi

-         Henryka Antczak , conseillère municipale à Kartuzy

 

Deux étudiants journalistes français ont aux côtés d’Élisabelle Bourgue. En effet, ils réalisent pour leurs études un film francopolonais sur la thématique du gaz de schiste.

Lors de cette réunion l’association  Niesiełowice Węsiory Kamnienne Kręgi explique comment elle s’est constituée pour le règlement de conflits d’usages et de protection de l’environnement,  puis s’est engagée dans la lutte pour l’information sur le gaz de schiste en Pologne. Cet engagement fait suite au constat suivant : les polonais manquent cruellement d’informations objectives sur l’exploitation du gaz de schiste qui a commencé dans ce pays l’été dernier, dans un climat de propagande exclusivement orienté vers la PROMOTION de l’industrie du Gaz de schiste. Cette PROMOTION est organisée en plus haut lieu par le gouvernement actuel, avec des moyens conséquents, notamment la mise en poste de chargés de Mission gaz de schiste dans chaque Voïvodie (« région » polonaise).

No Fracking France  expose de son côté la situation en France au regard de la mobilisation contre l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Elle évoque la loi interdisant depuis le 13 juillet dernier la fracturation hydraulique. Elle précise néanmoins que la fracturation hydraulique est interdite pour l’exploitation mais reste autorisée a des fins de recherche d’exploration.

Elle détaille la procédure d’attribution des permis de recherche d’hydrocarbures en France, l’octroi des permis et dresse un tableau des Permis accordés, soit 73 au dernier bulletin BEPH. Elle attire l’attention sur le fait qu’il existe une ambiguïté et un double discours du gouvernement français qui d’un côté adopte une Loi interdisant la fracturation hydraulique et de l’autre poursuit l’instruction de permis de recherche, pour des compagnies prospectant essentiellement des hydrocarbures non conventionnels, dont la seule technique d’extraction est la fracturation hydraulique.

Un témoignage est également apporté par Elisabelle Bourgue de la situation au Québec, où elle s’est déplacée en octobre dernier, situation équivalente à un moratoire, après un début d’exploitation qui a entraîne de graves désordres hydrogéologiques sous forme d importantes migrations de méthane autour de têtes de puits , la proportion étant de 19 puits non étanches sur 31 forés.

Après cet échange très édifiant d’informations les deux associations comprennent encore mieux l’utilité d’une coopération franco-polonaise sur cette thématique, ce qui les encourage à préparer ensemble la réunion publique d’information , prévue le lendemain à Sulęczyno.

 

No Fracking France sur un Site de forage, ''Lewino''

 

Plateforme de forage de Lewino; (Tête de puits).

 

25 février 2012 - Ici, Lewino, 80 km de Gdansk, au  Nord de la Pologne. Région très pauvre, je rencontre deux jeunes femmes qui se sont constituées en association , pour tenter d’alerter la population sur les risques associés aux exploitations de gaz de schiste. Talisman Energy a  dejà foré un puits et s’apprête a le fracturer, sans avoir néanmoins fixé de date ?  J'espère qu'ils ne reviendront jamais, ces gens sont tellement désemparés...

C’est un vent humide et glacial qui nous surprend le matin du 25 à notre arrivée à Lewino, commune de Linia, dans la campagne de Cachoubie

Je suis accompagnée de mon précieux traducteur, le géologue naturaliste, Gérard Lemoine, ainsi que Andrzej Muśko , porte parole de l’Association Stowarzyszenie  Niesiołowice Węsiory Kamnienne Kręgi. Nous sommes attendus par madame Justina Kłos et son amie , elle ont crée une association locale de défence des usagers et de l’environnement, l’association, ‘’ Lewino Natura XXI siècle’’.Madame Kłos et son mari ont une exploitation agricole dans ce village, c’est sur le site du puits de forage schisto-gazier de la société Talisman Energie que nous nous rencontrons.

Ce site est situé à 500 mètres des premières habitations, il s’agit d’un terrain nivelé d’un hectare au milieu duquel se trouve une unique tête de puits protégée par une enceinte grillagée. Le site n’est pas clôturé , nous accédons sans difficulté à un mètre de la tête de puits ; partie affleurante du tubage ; le forage correspondant ayant dans le cas une profondeur de 2800 mètres,  profondeur des formations schisteuses siluriennes dans cette région de la plate forme péribalte.

Madame Kłos dresse alors un historique des travaux de forage de la Compagnie canadienne depuis leur arrivée à Lewino en août 2011.

En effet, Talisman Energy arrive, pour la première fois, l’été dernier dans ce petit village, peuplé d’une centaines d’habitants, et vivant essentiellement de l’agriculture. Les représentants de Talisman Energy organisent alors une réunion publique pour présenter leur projet de forage de gaz de schiste.

A la suite de cette réunion, l’association de madame Kłoś soumet un questionnaire à la société Talisman Energy. Dans ce questionnaire l’association fait état de nombreuses inquiétudes des habitants concernant l’approvisionnement en eau du village, dans le contexte de prélèvement futurs pour les besoins de la fracturation hydraulique. La Société Talisman Energy envisage en effet d’utiliser le captage existant sur le village pour s’approvisionner en eau. Or, la prise d’eau du village est une installation vétuste. En conséquence toute sollicitation exceptionnelle prolongée de cette installation de pompage risque de la détèriorer, ce qui en période estivale peut entraîner une rupture d’approvisionnement  en eau pour l’agriculture, qui est ici une agriculture essentiellement d’élevage. A ce risque de conflit d’usage, les  contaminations potentielles des eaux des nappes phréatiques sont également invoqué notamment dans la perspective de stockages en bassins d’effluents industriels que sont les fluides résiduels de fracturation hydraulique.

Nous apprenons que le terrain où nous nous trouvons appartient à un agriculteur. Talisman Energy lui a loué cette parcelle. Une clause de confidentialité lie les deux partie. Nul ne peut de ce fait connaître le montant de l’indemnisation financière perçue par cet agriculteur.

Sur le départ, madame Kłos nous interpelle :  « Talisman , revient dans deux mois pour faire un test de fracturation hydraulique », elle nous donne son contact de manière à ce que nous puissions lui communiquer toute information économique et scientifique objective  relative aux risques environnementaux inhérents à l’exploitation du gaz de schiste.

 Nous repartons de Lewino pour regagner la ville de Sulęczyno, où se tiendra dans la soirée, à l’occasion  de la venue de la délégation  No Fracking France en Cachoubie, une réunion d’information publique sur la thématique du Gaz de schiste….une première dans la région…

 

Sulęczyno, samedi 25 février 2012,  réunion publique d'information

Article de Gérard Lemoine, observateur et traducteur de la Réunion.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hieronim Więcek, Président de l'association  Niesiołowice Węsiory Kamnienne Kręgi,( debout ), Elisabelle Bourgue, No Fracking France (au centre), Teresa Adamska (à droite ) spécialiste en droit minier au centre du développement durable Centrum Zróżnoważonego Rozwoju.

 
 
Petite bourgade pittoresque située dans partie occidentale de la ''Suisse Cachoubienne'' , Sulęczyno accueille le soir du samedi 25 février 2012, pour une réunion publique d'information, deux délégations - une délégation venue « de l’Ouest » ; No Fracking France ;  en la personne d’Elisabelle Bourgue,- une délégation  venue de Łódź ; ancien fief  textile à 120 km au Sud Ouest de Varsovie ; en la personne de Teresa Adamska spécialiste en droit minier au centre du développement durable Centrum Zróżnoważonego Rozwoju. Le thème commun de cette rencontre ; les risques environnementaux et économiques liés à l’exploitation du gaz de schiste dans le contexte polonais et le contexte français n’est pas anodin. En fait, c’est l’association Stowarzyszenie  Niesiołowice Węsiory Kamnienne Kręgi qui est à l’initiative de cette réunion qui restera dans les annales...
 
 
 
 
 Avant 17h ; heure prévue pour le démarrage ; la salle est déjà comble. Lorsque la réunion débute ce sont plus de 300 personnes qui se serrent dans la salle. Nombreux sont debout.

 Hieronim Więcek, ouvre la réunion par un historique des actions engagées contre l’exploitation du gaz de schiste par son association depuis plus d’un an.

 Il se réjouit de l’amorce d’une coopération franco-polonaise sur cette thématique avant de laisser la parole à Elisabelle Bourgue  de No Fracking France.

 

Elisabelle Bourgue débute son intervention par un rappel sur le procédé  de fracturation hydraulique ;  le fameux « fracking » ; dont la mise en œuvre entraîne inéluctablement des grands désordres hydrogéologiques en profondeur dont les impacts sur l’environnement en surface et subsurface, notamment au niveau des aquifères sont irréversibles. Cela vient du fait de très graves lacunes du point de vue de la mécanique des sols, qui n’ont pas été prisent en considération lors de   l’élaboration de cette technique. Pour cette première partie la représentante de No Fracking France s’appuie sur une expertise scientifique indépendante celle de Marc Durand, docteur ingénieur géologue québécois.

L’utilisation des grandes quantités de l’eau ; 20000 mètres cubes d’eau par cycle de fracturation soit la consommation journalière en eau d’une ville de 3000 habitants ;  est aussi évoquée. Il est rappelé que cette eau qui est injectée  sous forte pression (plus de 600 bars), contient des additifs chimiques et du sables, ce dernier composant empêchant les fractures de se refermer une fois la roche fracturée, l’objectif de cette pratique étant d’augmenter artificiellement la perméabilité de la roche ; en l’occurrence un schiste gazier ; pour de libérer des hydrocarbures liquides ou gazeux emprisonnés dans les pores.

Cette présentation qui est étayée par plusieurs diapositives présentant le schéma de principe de la fracturation hydraulique tirés d’une présentation de Marc Durand au Québec  provoque des réactions dans l’assemblée.

Des questions fusent, traduisant un manque réel d’informations à l’origine mais surtout une grande inquiétude.

Elisabelle Bourgue se propose donc de répondre aux différentes questions pour apaiser certaines personnes qui  se lèvent pour clamer haut et fort leur colère face à ce qu’elle considèrent maintenant comme un grave mensonge par omission de la part des compagnies gazières et des représentants du gouvernement.

Dès lors la réunion prend une autre tournure.

Le maire de Sulęczyno se lève à son tour pour remercier les organisateurs de cette réunion, qui lui permet, dit-il de prendre connaissance des informations plus objectives. Il déclare solennellement qu’il fera tout pour que l’information fiable sur le gaz de schiste soit maintenant  diffusée en toute transparence.

 

 

 

 

 

 

 L’exposé reprend,  avec un passage en revue des désastres paysagers qu’entraîne l’exploitation industrielle des gaz de schiste dans les territoires concernés , 'mitage'.

Sont enfin abordés les différents risques sanitaires et environnementaux connus et inhérents à cette exploitation .

Pour parler des risques de contamination de la ressource en eau Elisabelle Bourgue se réfère au rapport d’un chimiste francais ; André Picot. Dans cet ouvrage de toxicologie-chimie consacrés aux impacts de l’exploitation de ces gaz et huiles de schiste aux Etat–Unis, une présentation des différents produits chimiques qui composent le fluide de fracturation est réalisée  avec les niveaux de toxicité correspondants. Le public  apprend alors que  certains produits utilisés, notamment  des organochlorés ;  sont neurotoxiques mutagènes à long terme. C’est alors la stupeur générale. Ce rapport dont plusieurs exemplaire accompagnent Elisabelle Bourgue dans toutes ces missions est alors remis à plusieurs personnes de l’Assemblée, dont un traducteur qui se propose de le traduire en polonais.

 

 

 

Ce qui est édifiant c’est le réacteur chimique que constitue en grande profondeur les produits chimiques injectes qui rencontrent des éléments organiques ou minéraux existants, dont on ne peut prévoir la mutation chimique.

A cette occasion les gens découvrent l’éventail des produits toxiques mis en œuvre dans cette exploitation des gaz de schiste.

Sont enfin énumérés  d'autres risques, en lien avec cette exploitation : contaminations de l’air, fuites de méthane en tête de puits,  remontés de gaz par les failles jusqu’aux aquifères inférieurs et les aquifères supérieurs, secousses sismiques engendrées par la fracturation, graves sinistres en surface suites à des explosions, incendies etc....

Ce qui retient les nombreux agriculteurs présents dans la salle, c’est ce « DON »de la ressource en eau aux compagnies gazières car l’accès à cette ressource revient assez cher au consommateur de Poméranie.

Ce qui les heurtent également c’est le stockage en bassin, à l’air libre, de l’eau usée, contaminée par les produits chimiques et les bactéries existante, voire les remontées radioactives de radium, remontées favorisées par lors du forage.

Pour eux il est évident que cette technique de fracturation comporte de sérieuses lacunes et qu’il est urgent d’ouvrir un débat pour interpeller les autorités sur un principe de précaution préalable aux travaux de forage.

De plus, il est clairement démontré avec des exemples concrets provenant des Etats -Unis et du Québec, que cette industrie ne crée pas d’emploi dans les régions où elle passe. 'C’est une industrie nomade ! '' Déclare haut et fort Elisabelle Bourgue.

 Dans la foulée la représentante de No fracking France dresse un rapide tableau de la situation en France, en premier lieu l’inattendue mobilisation citoyenne de personnes de toutes tendances politiques confondues qui se sont unis sur la cause, cette lutte contre l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste.

 Elle explique comment l'alerte a été donnée successivement par deux journalistes, Hervé Kempf, en mars 2010 , puis Fabrice Nicolino, en Novembre 2010 . Elle cite les députés européens, Michèle Rivasi et  José Bové, qui se sont associés à cette cause, souhaitant apporter leur expérience, issue de leur autres combats.

Elle insiste sur la date du 26 février 2011, selon elle très importante, en effet à Villeneuve de Berg en Ardèche, s'étaient réunis plus de 20000 personnes, cette date marquera le début des futures manifestations en France. Cette date dont l'anniversaire sera fêté le lendemain, prend également une grande symbolique, selon Elisabelle Bourgue puisqu'elle est correspondante avec cet échange citoyen franco-polonais,  cela pourrait être une date anniversaire de résistance mondiale au gaz de schiste ?

Ce sont les citoyens qui en France ont organisé des réunions dans leurs territoires. Ensuite les élus locaux alertés par les citoyens se sont joints à la mobilisation. Le couple citoyens /élus locaux (maires) constitue aujourd’hui une force, en France sur cette question.

Elisabelle Bourgue explique pourquoi la Loi adoptée en juillet dernier, (le 13 juillet 2011) bien que contraignante, n’est pas satisfaisante , celle-ci interdit en effet la fracturation hydraulique pour l’exploitation mais ne l'interdit pas pour des recherches dites scientifiques, elle explique le fonctionnement d'attribution des permis de recherche d’hydrocarbures en France et des instructions de dossiers qui se poursuivent d’où le double discours du gouvernement français qui n’a pas vraiment renoncé mais cherche seulement à calmer l'opinion publique, désormais très fervente sur le sujet.

A cette présentation de l’importante  mobilisation en France, l’assemblée applaudit. Elisabelle Bourgue émue, explique qu'elle ne s'attendait pas à rencontrer autant de personnes disposées à entamer un dialogue aussi constructif, elle avoue même avoir eu des craintes de rencontrer uniquement des gens gagnes a l'exploitation du gaz de schiste en Pologne, car c'est ce qui est retransmis, sur les polonais, par une campagne de propagande européenne, elle annonce donc  son souhait de revenir avec des scientifiques européens et québécois, dès le printemps pour soutenir les polonais dans leur démarche de recherche d’information.

 

En conclusion elle dénonce la bulle spéculative représentée par cette exploitation des gaz et pétrole de schiste à travers le monde, que la ressource de shale gas est volontairement surestimée et que la plus grande opacité règne à l’identique en Pologne, dans le reste de l’ Europe, que ce soit en France, en Allemagne, en Grande Bretagne, en Bulgarie et outre atlantique, États Unis, Canada, Québec.....Qu’une campagne de propagande mondiale est orchestrée sur cette problématique avec des pressions sur les gouvernements et des accointances politico-mafieuses qui n’ont comme seul but, le profit financier d’un petit nombre au détriment de l’intérêt premier des populations. Avec comme grand argument diffusé par cette propagande : « l’indépendance nationale énergétique » !

 

No Fracking France oppose à cette propagande l’urgence de l’ouverture d’un vrai débat sur les énergies renouvelables. En effet , même si l'industrie gazière et pétrolière souhaite jouer sa dernière partition, avant de tirer sa révérence, en terminant son ère extractiviste pilleuse des  ressources fossiles, par celle du shale , ''shiste'', dit Elisabelle Bourgue, il faudra bien arriver aux énergies renouvelables, un jour, alors pourquoi pas maintenant ! 

Après l’intervention de No Fracking France, c’est donc Teresa Adamska du Centre du développement durable Centrum Zróżnoważonego Rozwoju, qui prend la parole. Le ton grave, cette spécialiste du droit minier montre sur l’écran une carte des concessions d’exploration accordées en Pologne à des sociétés gazières, environ 130 jusqu’à présent. Ces concessions couvrent maintenant plus du tiers du territoire de ce pays sans parler des permis de recherche actuellement en attente d’approbation.  Dans les territoires des concessions déjà accordées  le nouveau droit minier en vigueur depuis le 1er janvier 2012  prévoit l’instauration de « « zones  protégées» là où la prospection sismique aura révélé un potentiel gazier probable.  Téresa Adamska explique d’abord à l’assemblée  comment  les compagnies pétro gazières ont décroché leurs permis d’explorations : permis accordés  au premier prenant sans même soumissions à appel d’offre.

Teresa Adamska dévoile ensuite  les rouages d’un nouveau mécanisme juridique donnant  non seulement  la priorité à l’exploitation de la ressource  aux compagnies ayant réalisées initialement l’exploration, mais aussi la possibilité de faire modifier les plans d’occupations des sols élaborés à grands frais par les communes. Effarées les nombreuses personnes présentes  découvrent alors  que  derrière ces bien curieuses « zones  protégées» se cachent en fait un véritable zonage à vocation minière dans les régions prospectées pour le gaz le schiste. Ce  zonage sans consultation préalable des populations concernées est imposé d’en haut, au gré  des intérêts de grandes compagnies gazières venues surtout d’Amérique du Nord. Tout est prévu d’avance pour ces grands « alliés industriels de la Pologne » , «champions de l’indépendance énergétique » , puissent installer des forages d’exploration sans être inquiétés en cas de réticences de la part des populations locales, ces travaux étant maintenant des actions « d’intérêt général » au même titre que les chantiers autoroutiers.

 


A propos d’intérêt général, Teresa Adamska en tant qu’avocat du développement durable dresse dans la foulée un bilan économique prévisionnel de la présumée fabuleuse aventure énergétique de l’exploitation du gaz de schiste, bilan extrêmement négatif pour les collectivités locales lorsque l’on intègre dans le calcul  des pertes irréversibles telles le déclin du tourisme et de l’agriculture locale, la délocalisation d’activités incompatibles avec cette  nouvelle activité  industrielle, la dévalorisation des terrains dans les territoires miniers, l’impossibilité dans le future d’exploiter la ressource géothermique.... Chiffres en main, Teresa Adamska dresse un réquisitoire impitoyable contre les promoteurs  du gaz de schiste qui présentent   l’aventure du gaz de schiste comme un nouvel Eldorado et ont déjà trompé cinq millions de citoyens polonais selon les premières estimations du Centre du Développement durable.

 

Après ce second exposé très complémentaire du premier, la situation dans la salle devient rapidement incontrôlable avec une participation inattendue du public.

L’atmosphère qui est très électrisée, devient orageuse lorsque que Małgorzata Klawiter ; chargée de mission Gaz de schistes auprès du maréchal de Voïdodie est directement interpellée par un agriculteur puis invitée à s’expliquer sur le devant de la scène. Małgorzata Alawite très courageusement relèvera les défis mais aura du mal à convaincre fasse à cette assemblée conquise par les deux intervenants précédents. Il faut dire qu’au regard des statistiques officielles ; 70% de polonais favorables à  l’exploitation du gaz  de schiste ;  il ne reste plus grand monde pour promouvoir le gaz de schiste à part elle dans cette salle.

Mieszkańcy Sulęczyna, Katarzyna Naworska, newspix.pl

 


Cette soirée qui restera probablement historique non seulement en Cachoubie mais aussi à l’échelle nationale montre aussi que les polonais ont bien gardé les bons vieux réflexes de l’époque de Solidarność et sont toujours prêts à s’unir pour défendre leurs libertés. La clôture de la rencontre  par le Hieronim Więcek président de l’association Stowarzyszenie  Niesiołowice Węsiory Kamnienne Kręgi sera placé sous le signe de la coopération francopolonaise sur la thématique  du gaz de schiste, avec des grands projets d’avenir, notamment ce grand rassemblement annoncé pour le printemps en Cachoubie autour d’un colloque scientifique réunissant d’éminents spécialistes.

Gérard Lemoine.

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 26 février....

Cette nuit, il a neigé en Cachoubie.. quelques centimètres qui fondront rapidement sous les premiers rayons du soleil matinal de ce dimanche 26 février. Nous arrivons à Złota Góra ; le « Mont Doré » et laissons la voiture pour nous diriger vers le monument au morts de la guerre 1939-145. Sous cet énorme bloc de béton sculpté nous découvrons un panorama de collines boisées. La Suisse Cachoubienne vaste complexe de collines construites sur des moraines frontales sort de la brume matinale. Gérard Lemoine, notre géologue naturaliste reçoit un appel de Witolde Sieciechowski, le Directeur du Parc Naturel Paysager de Cachoubie. Nous apprenons alors qu’il ne pourra pas nous accompagner pendant cette excursion... La grippe est particulièrement virulente cette année... Gérard va essayer de faire nous guider à sa place et de nous présenter cette magnifique région.... « Tout au fond là-bas vers le Sud, il y a une tour d’observation. C’est la Mont Wieżyca perché sur des moraines chevauchantes qui culmine à 329 m.. Rien à voir à les préalples ici. Ici sous nous pieds, il y a plus de 200 m d’argiles à blocaux, argiles hérités des grandes glaciations de la Pologne. Toutes cette masse de sédiments s’est mise en place il y a des millers d’années... » Nous apprenons alors que trois grandes glaciations durant le quaternaires ont touché ce pays, la dernière d’entre elle, la glaciation nord polonaise et plus particulièrement la phase poméranienne ayant donné au relief que nous observons ici cette très forte amplitude.... « Le lac que vous observez en bas est une composante typique du complexe lacustre cachoubien. Ce complexe se caractérise par des lacs chapelets avec une orientation dominante NNE-SSE, qui reprend d’anciennent failles ayant elles-même servi de raille lors des la progressions des glaciers venus de Scandinavie, ces zones de faiblesses ayant canalisé les écoulement sous les glaciers, d’où ces lac entre autre qui est sous nos yeux.... »

 e suis obligé de « débrancher » Gérard pour lui demander ce qu’il pense de l’exploitation du gaz de schiste dans ce contexte... « Vous avez vu qu’en surface, c’est déjà très complexe, imaginez maintenant ce que cela donne en 3D ! Impossible donc de toucher un aquifère sans impacter sur les autres » Gérard montre alors la coupe schématique réalisé par Jaworska Szlulc en 2006 pour illustrer la complexité du système aquifère cachoubien. « Donc, en plus d’un impact à court terme sur le paysage durant la phase de production dans cette région vivant en grande partie du tourisme vert, vous aurez à long terme l’agriculture qui sera menacée car la qualité des eaux des aquifères de subsurface ne peut être garantie à long terme en présence des grandes intrusions chimiques et désordres hydrogéologiques induits par la fracturation hydraulique.... »

 

Rencontre avec les agriculteurs d'OGONKI.

 

 

 

 

 

 

 

Entrevue avec Jan Zblewski

 

Il est assez tard dans l’après midi quand Jan Zblewski ; éleveur de moutons à Ogonki sur la commune de Sulęczyno ; nous reçoit avec son épouse sur son exploitation pour nous parler de son aventure avec une compagnie de géophysique. Tout a commencé un beau matin au début de l’automne dernier, lorsqu’un puissant véhicule VTT s’est arrêté à haie de son champ. Un homme se présentant comme un employé d’une société de géophysique vient vers lui pour lui annoncer que son champ se trouve sur le tracé d’un profil sismique que sa compagnie doit réaliser dans la région. C’est pour la prospection du gaz naturel , lui dit-on. Une fois accueilli à la maison, le géophysicien remet à Jan un papier de couleur verte. Jan doit signer en bas à gauche pour recevoir une indemnité de 100 zlotych soit environ 25 euro, cette indemnité couvrant les dégâts occasionnés par les engins dans les cultures le long d’une trace sismique. Jan signe, pour ne pas faire de difficultés et retourne s’occuper de ses moutons. Dans la soirée il va voir un Edward Rawicki, éleveur de bétail à côté. « Tu as signé toi ? – Moi non. Tu sais pourquoi ils sont venus au moins ? – Oui, je sais, c’est pour le gaz de schiste... Jan comprends alors qu’il s’est fait s’est piéger. L’affaire fait le tour des localités environnantes. Il y a même une rumeur selon laquelle un agriculteur du village d’à côté aurait lui d’abord refusé de signer. On l’aurait alors menacé de le traîner devant les tribunaux et de lui demander des dommages et intérêts à hauteur de 50.000 zlotych par journée d’immobilisation des véhicules. Vrai ou faux ? En tout cas il a fini par signer. D’autres collègues, eux, n’ont pas signé le papier vert, car cela ne serait pas nécessaire :la seule mention « accord oral» apposée par le géophysicien ferait office l’autorisation pour l’entrée sur le terrain, au même titre qu’un avis de passage. A partir de ce moment Jan qui est le Soltys d’Ogonki, c’est-à-dire représentant de cette localité commence sérieusement à s’inquiéter. Après avoir consulter un juriste, il demande à la compagnie d’annuler son autorisation d’entrer sur son terrain, pour vice de procédure. Le géophysicien revient le voit et lui remet le papier vert avec une grande croix dessus.

Fin novembre 2011 un collectif local s’organise autour du Soltys pour empêcher l’accès de la compagnie de géophysique à tous les terrains agricoles de la localité d’Ogonki. Hieronim Więcek organise de son côté sur Węsiory et Niesiołowice la première association d’opposant à l’exploitation du gaz de schiste en Cachoubie.

 

 

Jan Zblewski, Edward Rawicki et Hieronim Więcek qui étaient hier à la réunion de Sulęczyno sont maintenant très heureux disent -ils  " que cette association française en la personne d'Elisabelle Bourgue soit venue les voir sur place à Ogonki pour recueillir toutes ces informations de première main". Un toast est levé, de flash fusent de tout part immortaliser cette première page de leurs relations...franco-polonaises.

 

 

 

 

 

 

 

Gdansk, mer Baltique.

 

Gdansk

 Article : Gérard Lemoine.

Les dernières 48 heures de ce très enrichissant déplacement en Pologne sont consacrées à des rencontres sur l'agglomération de Gdansk, située sur la mer baltique,

La 6ième ville de Pologne par sa population et la plus grande ville portuaire du pays..No Fracking France rencontre différentes Associations de défense de l'environnement qui l'ont contacté afin  d' échanger des informations sur cette exploitation du gaz de schiste.
En les personnes notamment de Marek Krida et de son épouse,"éco-résistants" (comme j'aime le dire),  Elisabelle  rentre en relation avec la fondation INDEGENA, et  prend alors connaissance d' un projet de forages péri-urbain qui menacent l'agglomération, et pourraient voir condamner 40 km carrés de forêts. Ceci paraît démesuré, elle demande à en savoir plus.

En regardant les cartes et les concessions accordées aux compagnies gazières elle saisi alors avec effarement l'étendue des futures périmètres , en bordure de la ville, destinés à être fracturés par l'exploitation du gaz de schiste.

Le premier constat est de comprendre que les futurs projets de forages ne se concentrent pas uniquement en zone rurale mais sont là au coeur des zones urbaines, comme Gdansk  qui compte plus de 450000 habitants ! C'est une immense forêt qui constitue ce périmètre minier d'hydrocarbure gazeux et se sont des milliers d'arbres qui devraient être abattus pour permettre aux foreurs leurs travaux de prospections puis d'exploration. Les quelques riverains , "au courant" de ce qui se prépare comptent bien intervenir dans le débat, voir empêcher cette industrie qui menace directement leur territoire de loisir, mais également leur cadre de vie , « verdoyant ».

Les interrogations des différentes personnes que qu'Elisabelle rencontre sont multiples. A commencer , par une question récurrente , pourquoi ne sommes nous pas consultés ? Nous sommes concernés, nous vivons ici, tout proche, et ces futures nuisances liées à l'exploitation et aux risques de pollution risquent de compromettre gravement notre qualité de vie

"L'exploitation du Gaz ne doit pas se faire à n'importe quel prix, surtout pas celui qui engage notre santé et notre bien être" , interpelle  alors une propriétaire , dont l'habitation jouxte la forêt en questionLes interrogations portent surtout sur le risque de pollution de l'eau. Les forages sont en effet aux portes de Gdansk, " que se passerait-il si une contamination de l'eau était engendrée par la future fracturation hydraulique "? Questionne , inquiet Marek Krida...

Autant d'inquiétudes qu'il sera  difficile à apaiser,  par la représentante de No fracking France,  juste une modeste tentative de sa part  d'inviter à la recherche d'informations pour cette population désinformée par des Compagnies et un gouvernement déterminée à prospecter sur 80 % du Territoire polonais.

Gérard Lemoine.

"Les heures qui succèdent à mon départ sont lourdes en réflexion. J'ai le sentiment  de laisser ces personnes rencontrées à leur désarroi, je leur ai communiqué des outils scientifiques et maintes informations pour mener des réunions publiques et tenter de comprendre mieux les enjeux inhérents à cette exploitation du gaz de schiste. Je me suis engagée à revenir en Pologne avec des experts scientifiques.

Il est selon moi important que les populations en Pologne et ailleurs puissent accéder à des informations objectives et puissent se réapproprier, démocratiquement, les décisions sur ce qui les concerne, notamment en terme de politique énergétique. La plus grande opacité règne sur tout ce qui entoure de près ou de loin cette exploitation du gaz de schiste.
Promouvoir l'urgence d'un vrai débat sur l’Énergie, protéger  la ressource en eau , veiller à la santé des animaux et des êtres humains, c'est ce qui motive notre Association No Fracking France à se déplacer là où il est utile de le faire, comme elle vient de le faire en Pologne, avec pour objectif d'informer et de diffuser des informations susceptibles d'aider les populations à se positionner en connaissance des risques et des enjeux liés à l'exploitation des gaz et pétrole de schiste .

Elisabelle Bourgue.

Présidente et Porte-Parole de No Fracking France.

Voir aussi le film "Un Gaz Sous Haute Pression ", qui avait suivi les pas de No fracking France jusqu'en Cachoubie et témoigne du désarroi de ses habitants: (seconde partie du film).

[1] Lien vers la version française du film : https://www.youtube.com/watch?v=X5eKN3zRJn0

[2] Link do Polskej wersji tego filmu : https://www.youtube.com/watch?v=2_Jxx6taAYY

http://www.youtube.com/watch?v=X5eKN3zRJn0#action=share

Le film “Un Gaz sous haute pression” a été traduit pour nos amis polonais.
(sous-titrages);
ten gaz pod wysokimciśnieniem:
https://www.youtube.com/watch?v=2_Jxx6taAYY
ten gaz pod wysokim ciśneniem
mages from Lewino --------> cursor 14:30

2ème Mission :

MISSION d’évaluation à profil scientifique : du 17 au 20 octobre 2013

Gaz łupkowe w Polsce : Misja ewaluacyjna o profile naukowym na Pomorzu Kaszubskim (POLSKA), od 17 do 20 października 2013

Organizacja/organisation :

Elisabelle Bourgue,   Présidente de l’association nationale « No Fracking France »,

Savoie Alpes, France

 

 Pilotage scientifique / pilotaż naukowy:

Gérard Lemoine,      consultant en géologie de l’environnement /konsultant ds. geologii

Kartuzy , PL

Participants :

Etudiants Master Eau : l’Université de Montpellier.

Muriel Bodin, Juriste Avocate au Barreau de Paris.

Membres et Président d’Associations constituées sur la thématique des gaz et huiles de schiste et de la thématique Protection eau et santé :

 « Vigilance Périgord », www.vigilance-perigord.net

« Association pour la sauvegarde du patrimoine naturel de la Région PACA»: aspn.paca@gmail.com

« NO Fracking France”, www.nofrackingfrance.fr

 Avec des représentants: « Les Intouchables Touche pas à Ma Roche mère », www.lesintouchables1901touchepasmaroche-mere.fr et « ATC»,http://atctoxicologie.free.fr/

 

                                          PROGRAMME

                                Gaz de schiste –

Mission  d’évaluation  à profile scientifique

en Poméranie Cachoubienne (POLOGNE),

du 17 au 20 octobre 2013.

 

En prolongement d’une mission journalistique informative ; celle du 24 au 27 Février 2012 :

http://nofrackingfrance.fr/carnet-de-route-pologne

relatée entre autre dans le reportage YouTube " Un gaz à haute pression" de Maxime Morin et Matthew Boutitie [1], cette nouvelle mission de terrain est placée sous le signe de l’amitié franco-polonaise sur le thème du gaz de schiste et de la protection des ressources en eau.

 

 

Cette mission se donne trois grands objectifs :

  • évaluer la situation en Poméranie Cachoubienne trois ans après le début de la campagne d’exploration d'hydrocarbures de roche-mère en Pologne ;
  • renforcer la coopération  franco-polonaise pour une information objective sur les risques liés à l'utilisation de la fracturation hydraulique par l’industrie du pétrole et du gaz ;
  • proposer une réflexion sur  les possibilités d'utilisation des énergie renouvelables dans un contexte local fortement dépendant de l’extérieur pour ses approvisionnement en énergies à l’exemple de la Poméranie Cacoubienne.

Pour atteindre ces trois objectifs la mission prévoit  une excursion scientifique et de connaissance du pays cachoubien sur deux jours, le premier jour (vendredi 18 octobre ) étant consacré à la Cachoubie de l’Ouest,  le second (samedi 19 octobre ) à la Cachoubie du Nord. Durant ces excursions trois localités rivenaines de forages pour le gaz de schiste seront visitées. Des rencontres sont également programmées avec les populations locales , en particulier avec les anciens participants de la réunion  du 25 février 2012 à  Sulęczyno  avec la Présidente de No Fracking France Mme Elisabelle Bourgue. Tous ceux qui s'intéressent à la question du gaz de schiste sont cordialement invités à une conférence qui aura lieu à  Ostrzyce le samedi 19 octobres , au centre de séjour Ustolema de 20h30 à 23h00.

 

Le samedi 19 octobre 2013 correspondant aussi à la journée mondiale contre la fracturation hydraulique « le Frack Down », l'Association No Fracking France et l’association stowarzyszenie Niesiołowice Kamienne Kregi organisent ensemble une cérémonie de  plein air d'une heure au sommet du mont Wieżyca au pied de la  tour d’observation , le rendez-vous étant fixé à 8h30. Le coix d’un tel  lieu de rencontre n'est pas fortuit : comme point le plus haut ( 328,7 m) de la Cachoubie  (et de la Dépression Polonaise) le mont Wieżyca domine le pays des lacs de Cachoubie, véritable  « château d’eau » pour la Triville Gdańsk - Sopot -Gdynia. A l’occasion de cette cérémonie un verre d'eau minérale polonaise sera symboliquement offert à chacun des participants.

Gaz łupkowe-

Misja ewaluacyjna  o profile naukowym

na Pomorzu Kaszubskim (POLSKA),

od 17 do 20 października 2013

 

Jako kontynuacja misji dziennikarsko-informacyjnej w tym samym regionie– misja ta miała miejsce od 24 do 27 lutego 2012 i została relacjonowana m.in.

http://nofrackingfrance.fr/carnet-de-route-pologne

w filmie YouTube „Ten gaz pod wysokim ciśnieniem”  z Maxime Morin i Matthew Boutitie[2]  , niniejsza misja terenowa będzie  pod znakiem przyjaźni polsko-francuskiej wokół tematyki gazu łupkowego i ochrony zasobów wodnych.

 

Misja ma na trzy główne cele:

  • Ewaluacją sytuacji na Pomorzu Kaszubskim trzy lata po rozpoczęciu eksploracji złóż węglowodorów z skał macierzystych w Polsce;
  • umocnienie współpracy polsko-francuskiej na rzecz rzetelnej informacji na temat zagrożeń związanych z stosowaniem szczelinowania hydraulicznego przez przemysłu gazonaftowego;
  • proponować refleksję nad możliwościami wykorzystania odnawialnych źródeł energii w kontekście lokalnym silnie uzależnionym od zewnętrznych dostawców energii na przykładzie Pomorza Kaszubskiego.

Aby osiągnąć ww. trzy cele planowano w ramach misji dwudniową wycieczkę krajoznawczo-naukową -  pierwszy dzień (piątek 18 paźd.) na Kaszubach zachodnich , - drugi dzień (sobotę 19 paźd.) na Kaszubach północnych. W ramach wycieczek planowany są  wizyty w trzech miejscowościach gdzie wykonane zostały wiercenia do gazu łupkowego.  Planowano również spotkania z ludnością lokalną, szczególnie z osobami, które wzięli udział w spotkanie z Panią Prezes No Fracking France Elisabelle Bourgue w  Sulęczenie 25 lutego 2012. Wszyscy ci zainteresowani tematem gazem łupkowe są serdecznie zaproszeni na konferencje w Ostrzycach sobotę 19 października,  w  centrum wypoczynkowy Ustolema.

 

 

Ponieważ 19 sobotę 2013 r.  jest również datą światowego protestu przeciwko szczelinowaniu hydraulicznemu „Frack Down” stowarzyszenia No Fracking France i  stowarzyszenie Niesiołowice Kamienne Kregi planują wspólnie jednogodzinną plenerową uroczystość na szczycie wzgórza Wieżycy pod wieżą widokową od godz. 8:30 . Miejsce spotkania nie jest przypadkowe:  Jako najwyższy punkt (328,7 m n.p.m.) Kaszub (i Polskiego Niżu) wzgórze Wieżyca dominuje pojezierze kaszubskie – jest to  region spełniający  rolę  „zamku  ciśnienia” dla całego trójmiasta Gdańsk-Sopot-Gdynia. W ramach uroczystości będzie zaproponowana szklanka polskiej wody mineralnej dla każdego uczestnika.



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