Séismes

 

L’Ohio suspend un projet de fracturation hydraulique après des séismes

  Publié le 03 janvier 2012 à 22h15

 

AgenceFrance-Presse
Washington

L’Ohio a suspendu un projet de fracturation hydraulique à la suite d’une série de 11 petits tremblements de terre provoqués selon des chercheurs par cette technique d’injection d’eau sous terre, ont indiqué mardi des fonctionnaires de cet État du nord des États-Unis.

 

Le plus récent et le plus fort de ces séismes a atteint le 31 décembre le degré 4 sur l’échelle de magnitude du moment près d’un puits d’injection d’eau usée exploité par la société D&L Energy à Youngstown, dans le nord-est de l’État.

«Par précaution, nous sommes parvenus à un accord avec le propriétaire du puits pour suspendre les injections jusqu’à nous soyons en mesure de mettre en évidence un lien potentiel avec une récente activité sismique», a déclaré le directeur des ressources naturelles de l’Etat, James Zehringer.

Les autorités locales avaient déjà suspendu l’injection de l’eau dans ce puits après une secousse de magnitude 2,7 le 24 décembre mais elles ont étendu le périmètre d’interdiction dans un rayon de 8 km autour du puits à la suite de la dernière secousse, ont indiqué des responsables du secteur.

«Le lien ne fait pas de doute», a indiqué à l’AFP le sismologue John Armbruster, de l’Université de Columbia, qui a observé les secousses. «En trois dimensions, le tremblement de terre se trouve à environ 1 km du fond du puits».

La fracturation hydraulique est une technique controversée qui consiste à «fracturer» la roche en grande profondeur avec un mélange d’eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures. L’eau usée qui remonte à la surface est réinjectée dans le sol pour s’en débarrasser.

Les secousses sismiques ont été constatées à partir de mars dernier, quelques mois après l’entrée en activité du puits en décembre 2010. Onze secousses ont depuis été enregistrées, d’une magnitude de 2,1 à 4, toutes à la même profondeur et dans le même secteur.

L’an dernier, des séismes ont également conduit l’État d’Arkansas à suspendre ses injections d’eau dans le sol. Un même lien a a été mis en évidence au Texas en 2009.

L’Ohio compte beaucoup sur la fracturation hydraulique pour développer l’exploitation des hydrocarbures. L’État disposerait de réserves de pétrole de 21 millions de m3 et de 42 millions de m3 de gaz naturel.

Tom Stewart, vice-président de l’Association pétrolière et gazière de l’Ohio, a précisé que 180 puits d’injection d’eau étaient en activité dans l’État depuis le milieu des années 1980, absorbant quelque 25 millions de litres d’eau par an.

Ces puits n’avaient jusqu’à présent jamais provoqué de tremblement de terre, a-t-il souligné.

 

Des secousses sismiques imputées à un forage de gaz de schiste en Angleterre

Hydrocarbures
7 novembre 2011 Écrit par  | Pas encore de commentaire

 


Des opérations de forage utilisant la technique de fracturation hydraulique sont très probablement à l’origine de secousses telluriques de 2,3 et 1,5 sur l’échelle de Richter ayant touché la région de Lancashire les 1er avril et 27 mai 2011. C’est la conclusion de l’étude, menée par une commission d’experts européens et publiée le 2 novembre par la presse britannique.
Si le gaz de schiste est, selon le centre d’études IHS-CERA, voué à accroître considérablement les approvisionnements énergétiques européens et mondiaux, les méthodes d’extraction employées suscitent de nombreuses controverses au sujet de leurs impacts sur les nappes phréatiques.Jusqu’à présent, la technique fracturation hydraulique, interdite en France, souffre d’une absence de réglementation dans de nombreux paysen matière de traitement des eaux usées issues des extractions de gaz de schiste. Pour rappel, la fracturation hydraulique est une technique controversée qui consiste à fracturer la roche en grande profondeur avec un mélange d’eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, le tout afin de libérer les hydrocarbures.Le 1er avril, une faible secousse d’une magnitude de 2.3 sur l’échelle de Richter avait été enregistrée autour d’un site de forage proche de la ville côtière de Blackpool. Le 27 mai, une seconde secousse de 1.4, certes plus faible mais tout aussi inquiétante, avait poussé les élus locaux et les organisations de défense de l’environnement à relancer la polémique sur la technique de fracturation hydraulique utilisée dans les gisements de la région, sous l’égide de la société Cuadrilla. Sous pression, la compagnie avait alors commandé un rapport d’experts sur la question, après consultation avec le ministère britannique de l’énergie.L’étude semble confirmer les inquiétudes précédemment évoquées. En effet, «Il est hautement probable que les opérations de fracturation menées par la société britannique Cuadrila aient provoqué les réactions sismiques constatées, en raison d’une combinaison de facteurs liés à la nature géologique du site et à la pression exercée par l’eau injectée sous terre».Même si le rapport tempère en précisant que «la conjonction de caractéristiques géologiques spécifiques à ce site est rare et ne devrait pas se reproduire à l’avenir sur d’autres puits», de nombreux manifestants ont bloqué le site de forage près de Blackpool le mercredi 2 novembre.Au cours de l’année 2011, les extractions des champs de gaz naturel ont chuté d’un quart en mer du Nord, alimentant l’inquiétude des britanniques. En effet, il convient de rappeler que le gaz de schiste, est devenu économiquement intéressant à exploiter depuis le renchérissement du prix du gaz conventionnel, indexé sur le cours du pétrole

http://www.youtube.com/watch?v=fpavnCMTUIk&feature=youtu.beIn England……

after the séisme of Blackpool. (29 mai 2011)

 

(Source : Planet Terre Inconnue)

Pour la première fois, des géologues estiment que l’exploitation de gaz de schiste par la fracturation hydraulique peut provoquer des séismes. En l’occurrence, les deux secousses se sont produites dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, dans le Lancashire, près de la ville de Blackpool, le 1er avril et le 27 mai dernier.

D’une magnitude respective de 2,3 et de 1,5 sur l’échelle de Richter, ces deux secousses ont été suivies de petites répliques (48 événements). Dans une région peu habituée à se préoccuper de son aléa sismique, la compagnie Cuadrilla Resources a été rapidement montrée du doigt : elle venait de réaliser le premier forage pour exploiter le gaz de schiste par la fracturation hydraulique en Grande-Bretagne.

Pour libérer le gaz de schiste coincé dans la roche mère, deux techniques sont en fait conjuguées : d’abord le forage profond, horizontalement puis verticalement dans la couche de schiste. Ensuite l’envoi d’eau sous pression avec du sable et divers additifs pour fracturer la roche (voir une infographie).

L’épicentre du séisme du 27 mai se trouve à 2 km de profondeur et à 500 mètres du site de forage dans les schistes de Bowland. La société Cuadrilla a commandé un rapport à des experts indépendants qui, dans le document remis le 2 novembre dernier, concluent que l’exploitation du gaz de schiste est la cause la plus probable des séismes. D’après leur analyse, c’est l’injection d’eau sous pression dans la roche après le forage qui serait en cause. Ce fluide aurait en quelque sorte lubrifié une faille existante, fragile, prête à rompre. Il s’agirait cependant d’une petite faille, d’environ 100 mètres sur 100 mètres, qui aurait bougé d’environ 1 cm.

Les experts estiment que ce cas de figure a peu de chances de se reproduire. Quoi qu’il en soit, c’est la première fois que la fracturation hydraulique est directement liée à un événement sismique dans le cadre de l’exploitation du gaz de schiste–ce qui est désormais interdit en France. Deux cas de secousses provoquées par cette même technique mais pour la géothermie ont déjà été établis.

 

Source : Sciences et avenir – Crédit : Peter Byrne/AP/SIPA

Le site de forage de Cuadrilla Resources, près de Blackpool, a été investi par des manifestants, qui ont accroché des banderoles contre le ‘fracking’, le 2 novembre.

 

 

Séisme de Blackpool :

Publié le 01 novembre 2011

Nous n’employons pas le mot « séisme », nous préférons parler de « secousses » car ce sont des phénomènes géologiques qui ne peuvent pas être ressentis par l’homme.

Plusieurs mois après les deux « mini tremblements de terre » qui ont fait trembler la région de Blackpool au moment où la société Cuadrila Resources fracturait des puits de gaz de schiste, scientifiques et porte-paroles du ministère de l’Environnement continuent de sortir les pinces à sucre pour évoquer l’incident. Car cet automne, la Grande-Bretagne a été secouée par deux répliques de la révolution énergétique en cours : l’annonce d’un effondrement accéléré de la production d’hydrocarbures en Mer du Nord (vache à gaz de la Couronne) et une estimation mirobolante de 5,6 milliards de mètres cubes de gaz emprisonnés dans le sous-sol de la région de Blackpool. Tombées à quelques jours d’intervalles, les deux infos ont d’emblée biaisé le débat en faveur des pro-gaz de schiste au niveau gouvernemental.

Lire la suite sur OWNISCHISTE

 

The GUARDIAN (anglais)

Publié le 01 juin 2011

Blackpool earthquake tremors may have been caused by gas drilling

Environment group calls for fracking procedure to be banned after safety concerns over minor earthquakes in Lancashire

Consultez l’article ICI

 

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