Communiqués de Presse

 COMMUNIQUE DE PRESSE, 18 février 2012,

 

Chers ami(e)s , chers adhérents et chères Associations d’habitants ou constituées sur la problématique, du Fracking, de la “fracturation de la roche mère pour extraire des hydrocarbures liquides ou gazeux”,

Une initiative indépendante, de Stop HF Tchéquie, réunira plusieurs personnes de différents pays à Beroun en République Tchèque les 6/7 et 8 mars prochains, pour débattre et argumenter sur la problématique du fracking; “Ses risques et ses enjeux”.

Nous avons été conviés à cette Conférence, nous y participerons.

Chacun se représentant sur sa dynamique de positionnement, nous informons toutes celles et ceux avec qui nous collaborons, sur cette problématique qu’ils peuvent également s’inscrire : http://stophf.cz/beroun-call-to-action

A Béroun nous ne représenterons pas “La France” au sens : ” mobilisation anti-gaz de schiste”. Mobilisation dont on sait qu’elle a plusieurs visages…et plusieurs angles, différents, d’approche. A Beroun nous représenterons notre positionnement et apporterons des expertises indépendantes scientifiques qui confondent les lacunes de cette technique d’extraction et qui dénoncent les risques qui y sont associés, environnementaux et sanitaires. Nous rejoindrons à Beroun celles et ceux avec qui nous collaborons déjà, celles et ceux qui s’inscrivent dans une démarche similaire à la nôtre, et qui évoluent en toute indépendance dans le mouvement “No Fracking, Stop Fracking, Ban Fracking International”. ( Qui existe depuis quelques années outre atlantique et depuis plusieurs mois en Europe).

Celles et ceux qui souhaitent que leurs positionnements respectifs soient représentés, peuvent en toute liberté s’inscrire à cette Conférence Internationale contre la Fracturation.

Celles et ceux dont le positionnement s’inscrit dans la même ligne que le nôtre, il va s’en dire que nous les représenterons avec le plus grand des sérieux.

L’Association Nationale No Fracking France.

 

 

Ci Joint notre courrier de positionnement aux organisateurs de la Conférence de Beroun :

Courrier en français : NFF français Beroun

Courrier en anglais : NFF anglais Beroun

COMMUNIQUE DE PRESSE, 1er février 2013,

Il est absolument IRRESPONSABLE, de la part des décideurs parlementaires de notre pays d’envisager poursuivre dans la voie de ce qui a déjà démontré ses failles dans les pays qui l’ont expérimenté : le fracking, la fracturation, seule technique d’extraction des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère.
Les États-Unis découvrent à travers des contaminations de l’eau potable, des pollutions de l’air et des pathologies graves ( cancers, silicoses, troubles endocriniens) qui se se sont développées chez des personnes vivant aux abords des puits de gaz et pétrole de schiste, que le vrai visage du “shale oil and gas” , “gaz et huile/pétrole de schiste” , ce sont surtout les risques qui y sont associés !
LE FRACKING est le mot usuel utilisé par l’industrie du gaz et du pétrole pour qualifier la technique de fracturation de la roche mère ( schiste, grès houille etc…) pour extraire du gaz ou du pétrole prisonnier de cette roche, et qui n’a pas migré vers des fenêtres à huile ou à gaz , réservoirs “conventionnels”.
Sans cette technique il n’y aurait pas de possibilité pour les compagnies d’extraire ces hydrocarbures de grandes profondeurs.
Donc dénoncer et proscrire cette technique c’est stopper toute l’industrie des gaz et pétrole de schiste, sous tous ses aspects et avec tout ce qu’elle implique en amont et en aval de la fracturation elle même.
Sans possibilité de fracking , (de quelque fracturation que ce soit) :
  • pas de va et vient de norias de camions et de matériel,
  • pas d’accaparement des terres,
  • pas d’utilisation abusive d’eau,
  • pas d’injection de produits chimiques,
  • pas de remontées de bactéries ou de métaux lourds, ou d’éléments radioactifs,
  • pas de stockages d’eaux usées de frack ( flowbacks),
  • pas de pipelines,
  • pas de station de compression,
  • pas de fuites,
  • pas d’accidents,
  • pas de pollution de l’air,
  • pas de contamination de l’eau,
  • pas de pas d’atteintes psychologiques (stress,dépression)
  • pas de maladies, (cancers, silicoses, troubles endocriniens etc…)
  • pas de morts chez l’homme et l’animal.
Une fois dépassé le scandale de la bulle spéculative que représente finalement la ruée vers ce gaz et ce pétrole miraculeux, nait un autre scandale , celui de l’eau contaminée là où la fracturation est pratiquée de façon intensive. Rappelons que cette industrie ne se vit qu’à l’intensif, en matière d’optimisation de l’extraction de la ressource et en matière de rentabilité financière. Il n’existe pas d’autres techniques que celle de la fracturation de la roche pour extraire ces hydrocarbures piégés dans des roches de grandes profondeurs.
Toute recherches sur des techniques “alternatives” à la fracturation impliquent :
  • Du temps, minimum 15 ans pour être expérimentées ? testées ?
  • De l’argent et des crédits débloqués en ce sens….
  • Un choix énergétique de nouveau axé sur les énergies extractives, fossiles, non renouvelables.
Ne serait il pas responsable et de bon sens :
  • Que ce temps soit mis à profit pour des recherches sur des sources d’ énergies renouvelables, qu’elles soient expérimentées ? testées ?
  • Que l’argent du contribuable français ( et européen) et les crédits débloqués soit utilisé à ces fins et dans ce sens.
  • Qu’un autre choix énergétique soit amorcé, dès maintenant, pourquoi attendre ?

 

Nous lançons un appel à la raison vers nos parlementaires et nos décideurs français et européens pour exiger d’eux, comme nous l’exigeons depuis deux ans, qu’ils prennent leur responsabilité pour l’intérêt général et qu’ils prennent connaissance des nombreuses études sanitaires qui confondent les lacunes de cette industrie des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère. Notre Association diffuse largement et traduit en plusieurs langues des rapports sanitaires et des études scientifiques qui alertent sur les dangers inhérents à ces exploitations et à ces techniques qui disons le défient les profondeurs et porte atteinte à la roche mère, nourricière et à l’eau vitale.
Les décideurs ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas ! Nous n’avons de cesse que de les informer !
Nous sommes dans la même configuration de ce qui a précédé le scandale de l’amiante.
Combien de contaminations, de pollutions, de malades et de morts devront être recensés pour que les décisions soient prises en faveur de l’intérêt général des populations, des animaux et de l’environnement et non pas dans le seul intérêt de lobbys industriels et financiers qui piétinent les principes de précaution qui devraient pourtant s’appliquer.
Elisabelle Bourgue
Présidente de No fracking France.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE, 17  novembre 2012,

Après les Colloques scientifiques de

 

No Fracking France organise son troisième Colloque scientifique à l’attention des maires et de leurs adjoints sur la problématique  de la fracturation, seule technique d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère. (Gaz et pétrole de schiste).

Un troisième Colloque axé sur la Problématique de l’ exploration/exploitation du Pétrole schiste en Bassin Parisien, après sollicitation de Monsieur Olivier Alers, Président de l’Association d’habitants de l’Omois, “Les Intouchables-1901″.   

 

 COLLOQUE SCIENTIFIQUE A L’ATTENTION DES MAIRES

 Avec le soutien des Régions : Ile de France et Picardie

La Fracturation,  ses risques et ses enjeux :

     Informations & propositions d’action

Samedi 17 novembre 2012 de 10 à 16h

à Mairie de Marchais en Brie (Aisne)

  • 09h30 : Accueil des participants par Alain Moroy, Maire de Marchais en Brie
  • 9h45 : Mots de bienvenu : Elisabelle Bourgue, Présidente de NFF et Olivier Alers, Président de l’Association d’habitants« Les Intouchables 1901″

 

PROGRAMME :

  • 10h00–10h30  Risques Hydrologiques

Severin PISTRE                Hydrologue, Université de Montpellier

 

  • 10h30–11h00 Risques Géologiques & Sismologiques

Jean-Robert GRASSO         Sismologue, Université de Grenoble

 

  • 11h00-11h30 Risques Toxicologiques et Sanitaires

Alain DUCROUX          Docteur en médecine/ Chirurgien des hôpitaux

 

  • 11h30-12h00 Questions/ Débat

 

  • 12h00–13h30

Pause Déjeuner : Buffet servi sur place

 

  • 13h30 – 15H00 Le Pouvoir des Maires : Etat des lieux et outils juridiques

Muriel BODIN  :     Docteur en Droit Public, Avocate au barreau de Paris.

 

  • 15H00 – 16H00  Discussion générale

Modérateur : Fabien Vallée, Vice-président et Responsable département santé de No Fracking France

 

Inscription jusqu'au 15 novembre par Mail :  colloque@nofrackingfrance.fr 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE, Mercredi 18 juillet 2012,

L’association nationale No Fracking France organise, à l’attention des élus locaux, des colloques scientifiques sur la Problématique de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste appelés

Enjeux et risques liés à l’exploitation

des hydrocarbures liquides ou gazeux de roche-mère”

INVITATION à UN COLLOQUE SCIENTIFIQUE

MERCREDI 18 juillet à Agen de 10 h à 12 h,

Amphithéâtre “La Géode”

à l’attention des élus du Lot et Garonne, du Tarn et Garonne et du Gers

(réservé aux élus locaux, maires, adjoints, conseillers municipaux et régionaux, sénateurs, députés)

Cette matinée d’information est axée sur l’expertise scientifique indépendante et objective

Programme :

9h30 : Accueil des participants

10h-10h30 : Hydro-Géologie; Intervenant : Séverin PISTRE de l’Université de Montpellier, Hydrogéologue, Professeur des Universités, Directeur du Master EAU

Rapport scientifique Université de Montpellier sur la problématique de l’exploitation du gaz de schiste en milieu karstique :

http://nofrackingfrance.fr/scientifique/univ-de-montpellier-rapport-preliminaire-hydrocarbures-lr-par-um2
10h30-11h :Toxicologie-Chimie

Intervenant : André PICOT de l’Association Toxicologie-Chimie, Professeur d’université, Docteur en  Sciences Physiques et Ingénieur au CNAM, créateur et  ancien Directeur de Recherche de l’Unité de Prévention du Risque Chimique au CNRS.

 

Auteur du Rapport Picot sur les risques liés aux exploitations de gaz et d’huile de schiste :

http://nofrackingfrance.fr/scientifique/toxicologie-chimie

11h-11h30 Questions/Débat avec la salle.

 

11h30-12h : Le pouvoir des maires, outils juridiques.
Intervenante : Maître Muriel Bodin, avocate au Bureau de Paris.

Auteure de plusieurs articles juridiques sur la thématique de l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

http://nofrackingfrance.fr/juridique/articles-juridiques/pollution-eau-et-sous-sol

 

 

 COMMUNIQUE DE PRESSE , Vendredi 29 juin 2012,

 

 

Un mois après les déclarations partiales de Fatih Birol, chef économiste de  l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui  dévoilait dans un recueil , des « règles d’or » sur l’extraction des hydrocarbures non conventionnels comme le gaz ou le pétrole de schiste, jugeant l’ initiative de ce recueil nécessaire, pour que ces techniques soient acceptées par la population.

Alors que nous assistons au revirement de certains gouvernements , Bulgarie, Roumanie, qui après s’être en début d’année 2012, prononcé en faveur de “moratoires” ré envisagent des explorations sur leurs territoires, il apparait urgent qu’une décision européenne et internationale soit adoptée par les plus hautes instances sanitaires, avec application du Principe de Précaution, par tous les pays concernés par ces perspectives d’exploitations, pour suspendre sans délai, tous travaux de forages expérimentaux suivis de fracturation.

 

No Fracking France et le Réseau No Fracking International , demandons aux chefs d’Etats Européens, Canadiens, Nord et Sud-Américains, Africains, Australiens, Asiatiques, que soit trouvé , en urgence , un CONSENSUS international , qui privilégiera les Risques sanitaires et environnementaux aux enjeux et spéculations finançières liés à cette problématique d’extraction des hydrocarbures liquides ou gazeux de rôche-mère.

Il est urgent qu’un  CONSENSUS international soit trouvé sur les enjeux et impacts sanitaires.

Ce Consensus doit entrainer un MORATOIRE international et une réflexion responsable de la part de nos dirigeants, une réflexion qui n’occultera pas les rapports et expertises scientifiques objectives  et indépendantes , qui ont  été scandaleusement ignorés lors des prises de position de l’Agence International de l’Energie qui nous a rendu là un “Recueil”  qui n’est ni plus ni moins qu’une validation de ces exploitations  avec légitimité accordée à la technique de fracturation hydraulique , pourtant si controversée scientifiquement.

L’exigence de ce Moratoire international n’est pas négociable.

 

No Fracking France

Et le Réseau International “No Fracking”, “Stop Fracking”.

COMMUNIQUE DE PRESSE , Le 4 mai 2012,

 

 

CELTIC ENERGY PETROLEUM lance l’offensive, sur l’Aquitaine (Permis de Claraq), l’Ain et le Haut-Jura ( Permis des Moussières).

Rappel :
En pleine campagne électorale, le 22 mars , un mois du premier tour des élections présidentielles, à trois mois des législatives, le gouvernement s’empressait de donner des gages à l’industrie gazière et pétrolière, sans attendre le résultat des scrutins.

Les pétroliers n’attendent pas.

Pour justifier sa décision, le gouvernement s’appuie de nouveau sur le corps des Mines qui a largement contribué au rapport final de la Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste.  Il suffit de demander, la fabrique du consentement est prête à démarrer.
Condensé des « arguments » qui y sont  assénés :
1 -  la fracturation hydraulique ne provoquera pas de dégâts en France comme aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs. Rien à craindre, nos ingénieurs maîtrisent la situation.  Ils ne feront pas les mêmes bêtises, ils inventeront une fracturation propre.
2 -  les Etats-Unis ont laissé faire n’importe quoi, mais en France,   l’administration veille. Cela ne se passera pas comme ça…
3 – on va créer une commission nationale associant l’industrie, les politiques, la « société civile » ; elle se réunira…deux fois par an…
4 – la population ignore les « avantages «  de l’exploitation de l’huile et du gaz de schiste, l’inquiétude découle d’un déficit d’information…
5 – on va intéresser les collectivités locales à l’affaire, avec quelques retombées fiscales…
6 – Le cadre légal doit être assoupli pour mettre un terme aux « difficultés » à l’exploration et à l’exploitation de cette ressource… Il y va de notre développement économique. C’est un « enjeu géopolitique » majeur…
Le rapport envisage les étapes de sortie de crise (entendez par là la gêne occasionnée par la loi du 13 juillet 2011).

Dans la foulée, le gouvernement a créé la fameuse « commission nationale d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste ». On savait que le décret était prêt, il est désormais publié.
Toutefois, les politiques, les ingénieurs des Mines et les pétroliers manquent d’imagination.
Comme au Québec, sa composition fait la part belle aux industriels, aux politiques, aux experts, laissant une part congrue aux opposants à cette industrie mortifère. Histoire de s’assurer qu’elle marche droit. Comme au Québec, la commission nationale sert d’ornement de « concertation ».

Bref, les pétroliers sont à l’offensive, avec l’aide de politiques qui leur offrent ce qui ne leur appartient pas. Et cette offensive vise en priorité le Bassin Parisien, dont la nappe aquifère de la Brie alimente plus de 10 millions d’habitants. Car explorer c’est exploiter.

No Fracking France exige l’ARRET de l’INSTRUCTION  des permis en demande (98 !).

Dans l’urgence, No Fracking France exige que les pétroliers détenteurs de permis financent avant leurs prospections, l’analyse chimique de la nappe aquifère an recherchant tous les produits qui seront injectés.
C’est en effet le seul moyen de faire payer les pétroliers des dégâts irréversibles induis par la fracturation de la roche-mère.

No Fracking France se déplace aujourd’hui Vendredi 4 mai à Lantenay , sur invitation de Monsieur le maire, Hervé Leroy, pour une réunion avec les élus locaux et les habitants du village pour aborder les intentions de Celtic Energie Pétroléum, sur la Commune à savoir des travaux de forages à 7OO mètres des premières habitations sur le lieu dit : “La Rippe”.
Monsieur Leroy détient des informations importantes et récentes qu’il souhaite communiquer à ses administrés.


Réunion à 20 h, hall de la mairie de Lantenay.

Seront présents à cette réunion, les membres du Conseil municipal de Lantenay.

Françoise Degert, Présidente de L’Association  No Fracking France
Elisabelle Bourgue, secrétaire et porte-parole de No Fracking France

Maitre Muriel Bodin, Docteur en droit public
Avocat à près de la Cour d’Appel de Paris

Intervenante auprès des élus lors de la réunion d’information qui le 14 avril a précédé le Rassemblement de Bourg en Bresse.
Cf : ARTICLES JURIDIQUES de Maitre Bodin sur La problématique des gaz de schistes et la pollution du sous sol et de l’eau qu’elle entrainera à coup sûr.
http://nofrackingfrance.fr/juridique/articles-juridiques/pollution-eau-et-sous-sol

De plus, No Fracking France est à l’organisation d’un Colloque sur la problématique liée à l’exploitation des hydrocarbures de roche mère pour les maires et les élus locaux des régions de Franche Comté et de Rhône-Alpes,(concernés par 4 permis de recherche attribués pour de l’exploration, Permis des Moussières, Permis de Gex, Permis de Pontarlier, permis de Lons Le Saunier ), Colloque identique à celui déjà organisé à Tourtour , dans le Var, en mai dernier.

Ce Colloque devrait se tenir courant du mois de juin, date et lieu à venir, information prochainement sur notre Site.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE , 7 avril 2012, 

 


Le non renouvellement du permis Rhône-Méditerranée était un secret de polichinelle. Tout le monde savait, ou presque, que le gouvernement allait le mettre en touche. À quinze jours du scrutin, l’honneur en est revenu au président-candidat.

 

Les bruits couraient depuis quelques mois. No Fracking France s’est donc contentée d’organiser le 17 mars un colloque d’information pour les maires et compte en organiser ailleurs. Elle ne s’était pas investie dans le « Trafalgar des pétroliers » prévu le 8 avril au large de La Seyne et du Fort de Brégançon, une manifestation lancée, entre autres, par José Bové. Voir torpiller ce Trafalgar par Nicolas Sarkozy ne nous réjouit pas pour autant.

 

No Fracking France rappelle que les pétroliers s’intéressent essentiellement au Bassin Parisien. Il est urgent de se recentrer sur l’essentiel.

 

Car dans les autres régions, les permis pourraient bien avoir été attribués pour faire diversion

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE 23 avril 2012, 

 


 

Alerte écarlate contre l’exploration d’huile et de gaz de schiste

 

 

En pleine campagne électorale, les affaires continuent. À un mois du premier tour des élections présidentielles, à trois mois des législatives, le gouvernement s’empresse de donner des gages à l’industrie gazière et pétrolière, sans attendre le résultat des scrutins. Les pétroliers n’attendent pas.

 

Pour justifier sa décision, le gouvernement s’appuie de nouveau sur le corps des Mines qui a largement contribué au rapport final de la Mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste.  Il suffit de demander, la fabrique du consentement est prête à démarrer.

Condensé des « arguments » qui y sont  assénés :

1 -  la fracturation hydraulique ne provoquera pas de dégâts en France comme aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs. Rien à craindre, nos ingénieurs maîtrisent la situation.  Ils ne feront pas les mêmes bêtises, ils inventeront une fracturation propre.

2 -  les Etats-Unis ont laissé faire n’importe quoi, mais en France,   l’administration veille. Cela ne se passera pas comme ça…

3 – on va créer une commission nationale associant l’industrie, les politiques, la « société civile » ; elle se réunira…deux fois par an…

4 – la population ignore les « avantages «  de l’exploitation de l’huile et du gaz de schiste, l’inquiétude découle d’un déficit d’information…

5 – on va intéresser les collectivités locales à l’affaire, avec quelques retombées fiscales…

6 – Le cadre légal doit être assoupli pour mettre un terme aux « difficultés » à l’exploration et à l’exploitation de cette ressource… Il y va de notre développement économique. C’est un « enjeu géopolitique » majeur…

Le rapport envisage les étapes de sortie de crise (entendez par là la gêne occasionnée par la loi du 13 juillet 2011).

 

Dans la foulée, le gouvernement a créé la fameuse « commission nationale d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste ». On savait que le décret était prêt, il est désormais publié.

Toutefois, les politiques, les ingénieurs des Mines et les pétroliers manquent d’imagination.

Comme au Québec, sa composition fait la part belle aux industriels, aux politiques, aux experts, laissant une part congrue aux opposants à cette industrie mortifère. Histoire de s’assurer qu’elle marche droit. Comme au Québec, la commission nationale sert d’ornement de « concertation ».

 

Bref, les pétroliers sont à l’offensive, avec l’aide de politiques qui leur offrent ce qui ne leur appartient pas. Et cette offensive vise en priorité le Bassin Parisien, dont la nappe aquifère de la Brie alimente plus de 10 millions d’habitants. Car explorer c’est exploiter.

 

No Fracking France exige l’abrogation des permis.

 

Dans l’urgence, No Fracking France exige que les pétroliers détenteurs de permis financent avant leurs prospections, l’analyse chimique de la nappe aquifère an recherchant tous les produits qui seront injectés.

C’est en effet le seul moyen de faire payer les pétroliers des dégâts irréversibles induis par la fracturation de la roche-mère.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  13 MARS 2012,

 

 

 

 

 

 

                      

                                                                                                      Colloque National des Maires

  ” Enjeux et risques, liés à l”exploration et à l’exploitation des gaz et pétrole de schiste”

(Informations et propositions d’actions )

                                                                                                                                                 

 
Organisé la Municipalité de Tourtour et l’association No Fracking France,
le Dimanche 18 mars 2012 à Tourtour dans le Var.

 

 A l’initiative du maire de Tourtour, monsieur Jugy et de l’association « No Fracking France », un colloque national est organisé le 18 mars à Tourtour , en présence d’experts scientifiques pour des élus locaux, maires et conseillers municipaux venus de tout le territoire français. (112 maires inscrits)

 L’objectif de ce colloque est d’organiser une Rencontre entre maires venus de toute la France et de créer une dynamique basée sur la réflexion d’élus, de toutes couleurs politiques, face à la problématique de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste.

  Les Multinationales gazières et pétrolières sont prêtes à tout pour contourner la loi votée le 13 juillet 2011.

 L’instruction des permis “en demande de recherche” se poursuit. Actuellement ce sont 73 permis qui sont octroyés, sur le territoire français pour l’exploration du pétrole ou du gaz de schiste. Et plus de 90 permis qui sont à l’état d’instruction, “ demande de permis de recherche”.

 

 Rappelons que la Loi n’interdit pas la fracturation hydraulique à des fins scientifiques de recherche.

 

 Pour tous les élus locaux des 4 départements de Provence- Alpes- Côte d’Azur concernés par le permis dit de « Brignoles », sur lequel se situe la commune de Tourtour qui accueille ce colloque,  la menace reste entière, ce permis de recherche est en effet en cours d’instruction.

(Même si des bruits de couloir laissent échapper l’information de la prochaine mise sur la touche de ce Permis de Brignoles, fuite de Monsieur Lamirot , directeur du BEPH, il est important de rappeler que le Var est concerné au nord par un autre permis, celui de Gréoux Les Bains et au large de ses côtes par le Permis Offshore , « Rhône Méditerrannée ».)

Rappelons le, concernant l’implication des élus , que de nombreux maires d’Ardèche avaient dès le mois de février 2011, quand à eux pris des arrétés municipaux interdisant la traversée des camions sur leur commune. Ils s’étaient alors constitués en Collectif d’élus ardéchois.Son porte-parole monsieur Hervé sera présent  à ce colloque. D’autres maires ardéchois devraient faire le déplacement, ce week-end dans le Var et faire partager leur expérience . Notons que ce Collectif des maires ardéchois est toujours aussi vigilant malgré l’abrogation du Permis de Villeneuve de Berg, en octobre dernier, vigilance accrue du côté du  Permis de “Montélimar” ( la Compagnie “Total” ayant déposé un recours ) et vigilance renforcée sur le permis accordé à la Compagnie  MOUVOIL depuis le 1er mars 2010 , “Permis du Bassin d’Alès”, “à cheval” sur trois départements Hérault, Gard et Ardèche. 

Dans le Vaucluse, au mois de mai 2011, Madame Babeth Murat , maire de la Garde d’Apt, avait initié , à son tour un Collectif d’élus, “Pluriel, politiquement parlant”, sur le Parc Régional du Luberon , avec  respectivement, les maires du Thor, de l’Isles-sur-La-Sorgue et d’Entraigues sur Sorgue. Elle sera présente à Tourtour et à déjà exprimé sa détermination à constituer une ”force” d’élus au niveau national .

 La semaine dernière dans l’Aisne, des élus locaux se sont regroupés également, pour entamer à leur tour une réflexion sur ces exploitations qui menacent leurs territoires, et les communes du permis de Château-Thierry, concernant les départements de la Seine et Marne et de l’Aisne justement, à souligner que plusieurs élus de la région parisienne se sont inscrits au colloque et seront à Tourtour également.

Parmis les inscrits à ce Colloque des maires : de la Seine et Marne, du Doubs, de l’Ain, de l’Isère, de la Haute-Savoie, de l’Ardèche, du Gard, des Bouches-du-Rhône, du Gard, du Vaucluse, des Alpes Maritimes .

On ressent donc très nettement , une dynamique des élus locaux qui partout en France, après la mobilisation citoyenne, s’emparent à leur tour de la problématique “gaz de schiste”.

C’est pour répondre à cet élan que No Fracking France et Monsieur Pierre Jugy, maire de Tourtour ont pris l’initiative d’organiser conjointement ce Colloque National des Maires.

No Fracking France a convié des scientifiques, de son réseau, spécialistes en hydrologie, sismologie et toxicologie pour qu’ils viennent présenter, aux maires présents, une expertise scientifique indépendante liée à l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux dit de roche -mère (Schiste, houille, charbon etc…) Ce sont en effet trois  spécialistes qui interviendront lors de ce Colloque, Jacques Cambon (Hydrologue), Jean-Robert Grasso (Sismologue, Université de Grenoble) et André Picot (ATC, Toxicologue-chimiste). Monsieur Jugy, élu très actif depuis des mois sur cette question et sur la défense des territoires du Var, concernés par le permis de recherche de Gaz de schiste de ”Brignoles, il accueille chaleureusement le Colloque , accompagne son organisation dans sa logistique sur sa commune et met à disposition une salle de conférence pour la centaine de maires inscrits. 

Pierre Jugy, s’est de plus déplacé récemment en Grande-Bretagne pour rencontrer différentes personnes actives elles aussi sur cette même problématique du Gaz de schiste. Il pourra certainement en témoigner.

 

Réservé aux élus locaux, ce colloque est déjà assuré d’avoir atteint son objectif avec plus d’une centaine d’élus inscrits et de nombreuses demandes d’informations d’élus ne pouvant se rendre disponible le 18 mars prochain.

 

 L’association nationale « No Fracking France »  est une organisation non gouvernementale, indépendante de tout parti politique, qui lutte avec détermination contre la fracturation hydraulique.  Sa volonté est de diffuser  une expertise scientifique indépendante pour favoriser une réflexion permettant de comprendre les enjeux et les risques liés à une telle exploitation :

 

No Fracking France aide également les citoyens et les communes en diffusant des informations, administratives , juridiques. En date du 23 fevrier 2012 , NFF a d’ailleurs saisi la ministre de l’Ecologie et du développement durable ainsi que le ministre chargé de l’Industrie pour mettre un terme à l’opacité qui entoure cette exploitation.

NFF demande à ce que les communes  et les départements concernés par les Permis et les concessions figurent sur sur les Arrêtés publiés au journal Officiel. http://nofrackingfrance.fr/?page_id=1967

Saluons toutes ces Associations ” NO FRACKING ” qui s’implantent dans d’autres pays, à travers le Monde , aux Etats Unis, au Québec, en Irlande, en Bulgarie, en Pologne….motivées par la même diffusion et échanges d’informations.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE , 23 février 2012, 

 

No Fracking France se déplace en Pologne pour un Séjour de 5 jours, du 24 février au 1er mars , sur invitation de  l’ association Stowarzyszenie Niesiołowice Węsiory Kemnienne Kręgi en particulier de son Président  Mr Hieronim Więcek et de Jacek Czapiewski , juriste.

 

 

 


Nous allons visiter des régions et sites concernés, par l’exploitation du gaz de schiste , rencontrer les populations  et différents acteurs du monde rural ainsi que des élus locaux et différentes associations de défense de l’environnement.

Une réunion d’information est prévue à Sulęczyno le 25.02.2012 sur les risques liés à l’exploitation  du gaz de schiste .

Nous interviendrons lors de cette réunion publique pour donner le maximum d’informations sur cette question  afin que les polonais soient sensibilisés aux conséquences de  la fracturation hydraulique, en tant que seule méthode existante largement utilisée par l’industrie.

A cette fin nous sommes disposés à  porter à l’information du public  sur support multimédia de nombreux cas de sinistres écologiques résultants de cette pratique notamment en Pennsylvanie, sinistres passés sous silence dans les médias.

Comme nous l’avons fait en France, nous sommes déterminés à montrer partout ou cela nous est demandé le vrai visage de l’industrie du gaz de schiste.

L’éthique de coopération qui anime No Fracking France, est basée sur la solidarité internationale, notamment par voie d’échange d’informations.

Le ‘ ni ci , ni ailleurs’ prend , dès lors,  toute sa valeur au delà de sa symbolique.

Nous ne nous inscrivons pas dans le “Not in my back yard” (NIMBY) , c’est à dire “pas dans mon jardin ” en initiant notamment des Associations nationales, « No Fracking » , là où il est nécessaire de protéger la ressource en eau et l’environnement de cette exploitation hautement polluante .

Nous sommes également très heureux que Madame Teresa Adamska participe à cette réunion d’information pour compléter notre intervention en  présentant les retombées du nouveau droit minier en Pologne sur la gestion des concessions.

De notre côté, cela nous permettra de mieux comprendre les difficultés les citoyens de ce pays à faire valoir leurs droits dans la défense de leur environnement .

Cet échange réciproque d’informations sera enrichissant, nous en sommes convaincus.

Nous tiendrons un carnet de Route journalier sur ce déplacement en Pologne sur notre site, www.nofrackingfrance.fr ainsi que sur  www.reporterre.net


 

COMMUNIQUE DE PRESSE de No Fracking France

le 23 janvier 2012,


“Le voile se déchire : pendant la loi, la fracturation s’amplifie”

Le double discours du gouvernement ne tient plus, les appétits des pétroliers l’ont fait voler en éclats.

Alors que l’on répète sur les ondes, dans la presse, à l’étranger, que la France a mis un terme à l’exploitation du gaz de schiste, le directeur de l’Énergie, Pierre-Marie Abadie, a tranquillement signé dimanche 22 janvier 2012 une douzaine de nouveaux permis de « recherche »  d’hydrocarbures en Ile de France (11), en Lorraine, en Aquitaine. Ces arrêtés ne sont pas encore publiés. Évidemment, nous ne connaissons pas encore les communes concernées.

D’autres arrêtés suivront prochainement, puisque plus d’une centaine sont à l’ « étude ». Les bureaux  du ministère de l’Industrie se contenteront de vérifier que le terme de « fracturation hydraulique » n’y figure pas. Tout est question de terminologie car le contrôle réel n’existe pas.

De toutes façons, la loi du 13 juillet 2011 autorise cette fameuse  fracturation dont nous ne voulons pas. Car cette technologie détruit à jamais notre ressource en eau, constitue une véritable bombe à retardement pour les humains, la vie sur terre.

Bien que les preuves du danger s’accumulent, les autorités publiques persistent à nous faire danser sur un volcan.

Elles font la sourde oreille, n’écoutent que la voix des pétroliers et voudraient nous faire croire qu’elles agissent pour notre bien.

Les autorités publiques se soucieraient de notre avenir énergétique ? Il serait temps, le pic pétrolier est déjà dépassé…

En dehors des discours, des colloques, des résolutions sans applications, elles n’ont rien fait (ou si peu) pour parer à ces échéances.

Aujourd’hui, tout le monde sait que les énergies fossiles disparaissent. On aura beau creuser toujours plus loin, il n’y en aura plus. Non pas dans cent ans, ni dans cinquante. Maintenant, prochainement.

Eh oui, le gaz de schiste n’est rentable que dans les premiers mois d’exploitation. Son pic ne dépasse pas les six premiers mois. Au bout de deux ans, le gisement secoué à renfort d’explosions, de fracturation et de produits hautement toxiques, ne rend plus rien.

Par contre, les puits sont incontrôlables, le méthane fuit au moment où ces friches industrielles reviennent au secteur public.

Par contre l’eau des nappes phréatiques devient toxique, et véhicule la radioactivité de la couche mère.

L’eau,  un bien commun, deviendra rare, car impropre à la consommation. Ce sera dès lors un produit marchand.

Alors pourquoi persister dans cette voie mortifère ?

Parce que les fonds qui financent les compagnies sont impatientes d’avoir un retour sur investissement.
Parce que les compagnies d’énergie et celles de l’eau opèrent un dangereux rapprochement.

Elles seront gagnantes sur tous les plans.

 

L’industrie n’a pas pour vocation de préserver l’environnement.

Les autorités publiques doivent par contre protéger les habitants.

Il est temps de  leur faire entendre raison.

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE de Madame Domninique Orliac Député du Lot

 

 

Une conférence de presse contre le gaz de schiste à l’Assemblée Nationale

 

 Dominique Orliac a eu le plaisir d’accueillir à l’Assemblée Nationale une délégation composée de membres du collectif « No Fraking France », de scientifiques, d’élus et de citoyens venus de France et de l’étranger, à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour dénoncer les graves dangers de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste, alors que se tenait au même moment, à quelques mètres de là, un colloque organisé par les industriels et le gouvernement sur le thème « Le bouquet énergétique dans tous ses états ». L’occasion pour les opposants au gaz de schiste d’évoquer plus particulièrement les conséquences de la fracturation hydraulique, injection à haute pression,  de 20 000  m3 d’eau agrémentés de 4 à 500 produits chimiques, dont « 220 extrêmement toxiques » a expliqué le professeur André Picot, de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) lors de la conférence de presse, tandis que l’hydrologue Jacques Cambon a indiqué que si  20 à 40% de ce mélange était ensuite récupéré, « nul ne sait où va le reste ». Ainsi, sous l’effet de la pression, celui-ci remonte dans les nappes phréatiques. Quant au liquide de fracturation récupéré, personne ne sait le traiter et son évaporation génère des émanations tellement toxiques que les compagnies envisageraient de le réinjecter dans les profondeurs. Maître Muriel Bodin, avocate au Barreau de Paris, a quant à elle annoncé lors de la conférence de presse que «  le Premier ministre, François Fillon, avait  été prévenu par lettre recommandé avec accusé de réception  des conséquences sanitaires irréversibles liées à l’usage de la technique de la fracturation hydraulique » et qu’en ce sens, les autorités en place ne pourraient pas dire qu’elles ne savaient pas. Dominique Orliac, fermement opposée à toute exploration et exploitation des huiles et gaz de schiste, « dont les effets sont parfaitement incompatibles avec les objectifs de protection de l’environnement pourtant fixés par le Grenelle », et dont « les atteintes à nos écosystèmes, à la biodiversité et les risques pour la santé humaine sont inacceptables », a salué la mobilisation exceptionnelle des collectifs anti-gaz de schiste, « véritable force d’opposition qui sont aussi à la pointe en terme de veille juridique et scientifique sur le sujet ».

 

Cahors, le lundi 23 janvier 2012

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du Maire de Tourtour, Pierre JUGY,  18 janvier 2012 .

 

 

 

Gaz de schiste : Les pétroliers passent à l’offensive et les collectifs anti gaz de schiste et les élus ripostent.

A l’initiative d’un député de la majorité et avec le parrainage de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, les pétroliers ont bénéficié d’une tribune pro gaz de schiste exceptionnelle lors d’un colloque organisé à deux pas de l’Assemblée Nationale à Paris, le 17 Janvier 2012. A la tribune, ils sont venus plaider pour le maintien de la fracturation hydraulique, sous le prétexte que la loi votée l’an dernier n’interdit pas l’expérimentation.

Pour dénoncer cette initiative choquante et ce déni de démocratie, Pierre Jugy, maire de Tourtour et Michel Berthelot du Collectif anti gaz de schiste sont venus témoigner à la demande des Collectifs anti gaz de schiste lors d’une conférence de presse qui a eu lieu dans les locaux de l’Assemblée Nationale.

Devant les journalistes, Pierre Jugy, qui était le seul représentant des maires, à appeler ses collègues élus de toute la France à faire barrage par tous les moyens contre ces pétroliers sans scrupules qui ont annoncé qu’ils allaient poursuivre leur combat pour imposer l’exploitation des gaz de schiste en France.

Le maire de Tourtour s’est rendu au colloque officiel pour écouter le discours des industriels. Pour lui, leur attitude mercantile fait froid dans le dos, car c’est la recherche de profits qui est la priorité absolue au détriment des territoires et des gens qui y vivent. Pierre Jugy est ensuite intervenu comme grand témoin à la conférence de presse avant de participer à un Contre Colloque organisé dans les locaux du Conseil Régional d’Ile de France.

Pour le maire de Tourtour, il faut que tous les élus du Var et des départements limitrophes concernés par le permis dit de « Brignoles » prennent conscience que le combat contre ces multinationales ne fait que commencer. Il demande à tous les maires de prendre partout des arrêtés municipaux interdisant l’exploitation des gaz de schiste et interdisant aussi l’utilisation de l’eau potable qui est nécessaire en grande quantité pour la fracturation hydraulique.

Il a été le premier à le faire pour le département du Var et a décidé d’aller motiver les élus des départements d’à côté concernés par le permis de Brignoles, en participant à des réunions des Collectifs anti gaz de schiste qui sont à l’avant-garde de la lutte contre ce scandale environnemental majeur.

Pierre Jugy , Maire de Tourtour.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE 18 janvier 2012,


 

 

“Officiellement, rien de nouveau sur le front du gaz de schiste”

 

Ambiance feutrée et policée au colloque sur « Le bouquet énergétique », qui s’est tenu le 17 janvier 2012 à la Maison de la Chimie, à Paris.

Pourtant, la table-ronde intitulée « la France peut-elle se passer d’une ressource, les hydrocarbures de schiste ? L’interdiction française, comment peut-on en sortir ? »  avait provoqué de vives réactions des associations et collectifs contre le gaz de schiste.

A l’abri, sur la scène, l’organisateur et maître de cérémonie, François-Michel Gonnot, député UMP de l’Oise, s’en est étonné. « Je voulais simplement voir comment pouvait s’appliquer une loi que je n’ai pas voté ».

 

À l’exception de quelques précisions, rien de nouveau n’a été annoncé si ce n’est que les services de l’État sont en train d’examiner plus d’une centaine de permis d’exploration et d’exploitation  de gaz et de pétrole de schiste. « Nous en avons refusé une dizaine sur l’ensemble pour le moment » a précisé Philippe Geiger, sous directeur au sein de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de l’Écologie. Autre précision : la création de la commission de suivi chargée d’évaluer les risques environnementaux liés à la fracturation hydraulique devrait être créée dans un mois. Le décret précisant son rôle et sa composition est actuellement examiné par le Conseil d’État. « Les expérimentations peuvent se poursuivre » a affirmé Philippe Geiger, « mais uniquement pour la recherche scientifique, sous contrôle public ».

 

Fracturation hydraulique tous azimuts

 

Quant aux permis accordés par l’État, trois ont été retoqués par l’administration. Il en reste soixante-et-un, l’industrie ayant assuré ne pas utiliser la fracturation hydraulique. Ils concerneraient « des gisements conventionnels » selon Philippe Geiger. « Pour l’essentiel », a-t-il précisé. Ce qui veut dire que parmi ces permis, certains concernent  la roche mère située de 1 500 à 3 000 mètres de profondeur, dont on ne peut extraire le pétrole et le gaz que par la fracturation hydraulique. Le vice-président de Vermilion Europe a confirmé que sa société pratiquait « le forage horizontal et la fracturation hydraulique ».  Et Peter Sider a reconnu que Vermilion avait procédé à 17 fracturations hydrauliques en France. Elles se poursuivent pour « stimuler les gisements de pétrole ».

Or, que ce soit pour l’exploration l’exploitation ou la stimulation de gisements en fin de course, le problème c’est la fracturation hydraulique qui détruit irrémédiablement l’eau, la terre, la vie sur terre. Pour calmer l’inquiétude, Philippe Geiger a annoncé qu’il n’y avait « pas de fatalité à cette exploitation ». La ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, a conclu qu’il n’y aurait pas d’exploitation de gaz de schiste tant qu’elle serait en poste.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE , 18 janvier 2012,

 

CONFERENCE de PRESSE à l’Assemblée Nationale :

“Refus de l’exploitation et de l’exploration des gaz et huiles de schiste”

 

Au même moment, à une cinquantaine de mètres sur l’esplanade des Invalides, un rassemblement international était organisé par No Fracking France en réponse au colloque. Des Bulgares, des Québécois, des Polonais, ont rejoint des citoyens du Var, du Gard, d’Ardèche, du Lot, de la Lozère, de la Drôme, de l’Isère, de la Haute-Savoie, de Paris et de sa région.

Dominique Orliac, député du Lot, à l’avant-garde de la lutte contre le gaz de schiste, et No Fracking France ont organisé conjointement une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

En effet, selon No Fracking France, le colloque est le coup d’envoi à une campagne de propagande pour faire accepter des fracturations hydrauliques en grand nombre sous couvert de recherche, d’exploration.

 

La conférence de presse  portait sur les conséquences de la fracturation hydraulique  et les raisons de la refuser.

 

L’injection à haute pression, de 600 à 700 bars, de 20 000  mètres cube d’eau agrémentés de 4 à 500 produits chimiques, dont « 220 extrêmement toxiques » a expliqué le professeur André Picot, de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC). Lors de la conférence de presse organisée le même jour, à l’Assemblée nationale, par l’association « No Fracking France », André Picot a fustigé les liquides de fracturation. Ils contiennent  des produits cancérigènes, dont « le benzène qui déclenche la leucémie » et une vingtaine de produits interdits par le règlement européen REACH, a-t-il expliqué. Si 20 à 40% de cette soupe est récupérée, « nul ne sait où va le reste » a renchéri l’hydrologue Jacques Cambon. Sous l’effet de la pression, elle remonte dans les nappes phréatiques. Quant au liquide de fracturation récupéré, personne ne sait le traiter. Son évaporation a généré des émanations tellement toxiques que les compagnies envisagent…de le réinjecter dans les profondeurs.

 

Ni exploration, ni exploitation

 

Très remonté, le maire de Tourtour (Var), Pierre Jugy, et les 153 maires qu’il fédère, ne veulent pas entendre parler de fracturation hydraulique. Que ce soit pour explorer ou exploiter. « Nous allons prendre des arrêtés contre le gaz et l’huile de schiste et pour sauver la qualité de notre eau ». A l’avant-garde de la lutte, Jean-François Lalfert, du collectif ardéchois « Stop au gaz de schiste » s’est insurgé contre  la destruction de trente années de développement local dans l’agriculture et le tourisme. Martine Feraille a alerté sur les enjeux du permis de Gex, et des risques sismiques dans la zone du Cern (centre d’expérimentaiton nucléaire).  « En Bulgarie, 37 permis ont été accordés à des compagnies étrangères dans le Nord-Est, le grenier à blé du pays, deux forages Chevron sont en cours » a raconté Roumania avant de connaître l’abandon des permis par son gouvernement. « Nous vivons une histoire qui n’est pas facile à écrire. La terre, l’air et l’eau sont en péril. Nos élus ne le savent peut-être pas. Dans l’affaire du sang contaminé, un premier ministre a dit qu’il ne savait pas… » a rappelé maître Muriel Bodin, avocate au Barreau de Paris. « Nous avons prévenu le Premier ministre, François Fillon, le 14 juillet, par lettre recommandé avec accusé de réception  des conséquences sanitaires irréversibles liées à l’usage de la technique de la fracturation hydraulique ». Les autorités en place ne pourront pas dire qu’elles ne savaient pas. Leur responsabilité est donc engagée.

 

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3 thoughts on “Communiqués de Presse

  1. barioz annick dit :

    l’idée de faire engager leur responsabilité personnelle à ceux qui foncent dans la destruction des nappes phréatiques est la meilleure pour faire réfléchir ces gens habitués à ravager la terre, l’air et l’eau dans la plus totale impunité.

    • Elisabelle dit :

      Effectivement, Annick, rendons responsables celles et ceux qui nous orientent vers des risques sanitaires irréversibles. Rendons les responsables de leurs actes et de leurs méfaits.

  2. Cut dit :

    Une fois le mal fait, on ne pourra pas revenir en arrière et engager une responsabilité quelconque ne permettra pas de réparer quoi que ce soit.
    Même si les industriels ou le gouvernement paie, le milieu naturel ne se réparera pas.

    Il faut arrêter de penser à court terme, arrêter de penser avec son porte-feuille.

    Nous avons notre mot à dire et nous devons nous faire entendre.

    Bon courage pour la suite !

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