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Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire | NO FRACKING FRANCE

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire

MEDIAPART

08 JUIN 2013 | PAR JADE LINDGAARD

 
 

Le gaz de schiste partage avec le nucléaire le goût de ses promoteurs pour les images métaphoriques. Jeudi matin 6 juin, le député socialiste Christian Bataille  et le sénateur UMP Jean-Claude Lenoir, tous deux membres de l'office parlementaire d'évaluation des choix techniques et scientifiques, n’ont pas dérogé à cette règle. Lors de la présentation de leur rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique, ils ont multiplié les analogies à visée pédagogique. Ainsi, évoquant les additifs chimiques utilisés dans les forages par fracturation hydraulique – l’une des principales sources de pollution- le sénateur brandit la petite bouteille d’eau posée sur sa table, et disserte sur les différents sens du mot « chimique » : « dans cette bouteille, il y a un produit chimique qui s’appelle de l’eau ». De là à comparer l'eau à l’éthylène glycol présent dans les fluides de fracturation, il y a une belle acrobatie rhétorique réalisée par l'élu.

Les rapporteurs visitent le site pétrolier de Champotran (Seine-et-Marne), mai 2013 (DR).Les rapporteurs visitent le site pétrolier de Champotran (Seine-et-Marne), mai 2013 (DR).

Dans le même ordre d’idée, le sénateur UMP compare les « micro fissures » de la roche provoquées par la fracturation, à des « cheveux ». Quant à ceux qui désespèrent de ne pouvoir exploiter ces gaz de schiste, à cause de l’actuelle interdiction de la fracturation hydraulique, il tient à les rassurer : « Quelqu’un, en Allemagne de l’Est, qui se demandait "y-a-t-il une alternative à la Trabant, lourde, qui  rejette beaucoup de gaz carbonique ?" Eh bien oui, il y a une alternative aujourd’hui. Cette image peut être retenue pour notre sujet ».

Ce ne sont que des propos de conférence de presse mais ils ont de quoi attiser la curiosité sur le contenu réel du rapport. Or la lecture de ce document d’une centaine de pages révèle toute une série d’approximations et d’oublis qui présentent une vision particulièrement tronquée du sujet.

  •  « La fracturation peut se concevoir uniquement avec des produits de type ménager, peu ou pas toxique » (p . 47)

Si l’exploitation des gaz et huiles de schiste dégrade l’environnement, c’est en grande partie à cause des additifs chimiques contenus dans les fluides de fracturation bombardés sous terre : acide chlorhydrique, polyacrylamide, éthylène glycol… Selon le rapport Bataille-Lenoir, cette fracturation peut se concevoir uniquement avec des produits de type ménager, peu ou pas toxiques. Voire même avec des produits d’usage alimentaire, telle la gomme de guar, une fibre végétale soluble utilisée par l’industrie agroalimentaire. A titre d’exemple, nous est présentée la composition de la substance « cleanstim » fabriquée par le groupe américain Halliburton (p. 48) : pâte de soja, jus de fruits, amidon alimentaire, sucre glace, lait et crème de noix de coco, chocolat de glaçage, blancs d’œufs … On en mangerait.

Ce produit est utilisé à ce jour dans 32 puits précisent les rapporteurs. Trente-deux puits sur les 500 000 puits de gaz de schiste creusés aux Etats-Unis. Soit 0,0064% des forages. Même avec beaucoup de mauvaise foi, difficile de considérer cet exemple comme représentatif.
Cette affirmation fait d'ailleurs bondir le président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet : la fracturation hydraulique « utilise aujourd’hui 750 composés chimiques, dont 29 ont été reconnus cancérigènes et à risque pour la santé humaine, auxquels il faut ajouter l’arsenic et les éléments radioactifs qui remontent des couches fracturées vers la surface ».

 

Et maintenant les gaz de houille...

 

Séance de l'office parlementaire d'évaluation des choix technologiques et scientifiques.Séance de l'office parlementaire d'évaluation des choix technologiques et scientifiques.

 

  •  « La fracturation hydraulique est utilisée en géothermie » (p. 43)

L’argument est mis en avant pour souligner l’innocuité de la fracturation hydraulique : pourquoi interdire une technologie pour la recherche d’hydrocarbures, si elle est autorisée pour capter la chaleur de la roche sous terraine ? « Le principe général est le même que pour l’exploitation d’hydrocarbures », insistent les rapporteurs.

En réalité, la technique utilisée en  géothermie s’appelle « stimulation » hydraulique. «Sa mise en œuvre est différente » de la fracturation, explique Romain Vernier, responsable de la division géothermie du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) : les gaz de schiste sont forés dans des zones complètement imperméables, où il faut injecter de grosses quantités d’eau et de produits chimiques. « Alors qu’en géothermie,  le milieu est naturellement fracturé, contient déjà de l’eau, que l’on peut utiliser, et on n’a pas besoin de produits chimiques. Ce n’est pas du tout le même impact environnemental ».

  •  « Poursuivre l’exploration puis engager dès que possible l’exploitation du gaz de houille (gaz de couche) » en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais « dans la mesure où elle ne nécessite pas l’emploi de la fracturation hydraulique » (p. 70)

C’est la troisième proposition formulée par le rapport : pousser au forage des gaz de houille, contenu dans les anciennes mines de charbon. Pour les rapporteurs, ces gaz ne nécessitent pas de fracturation hydraulique : « le développement du gaz de houille ne pose pas les mêmes questions que celui du gaz et du pétrole de roche mère, car il ne nécessite pas l’emploi de la fracturation hydraulique » (p. 8). Il peut donc être foré sans danger pour l’environnement : « l’exploration et l’exploitation du gaz de houille peuvent et doivent être engagés dans des délais assez rapides » (p. 28).

En réalité, l’appellation « gaz de houille » recouvre deux types de gaz différents, comme les rapporteurs l’écrivent eux-mêmes : « de mine », récupéré par pompage,  et de « couche », mis en exergue dans la proposition des rapporteurs. Pour Christian Bataille, député du Nord, bassin minier historique, ces gaz de couche ne requièrent pas de fracturation de la roche.

Mais en réalité, ces « coalbed methane », selon la terminologie anglo-saxonne, souvent désignés par l’acronyme CBM, sont bien exploités aux Etats-Unis et en Australie par fracturation hydraulique.  « Un autre problème environnemental liée à la production de CBM est l’utilisation de techniques stimulant la fracturation, autrement dit la fracturation hydraulique », explique ainsi l’Institut américain de Geoscience, une fédération regroupant 250 000 scientifiques de la terre (voir ici). Le gaz de couche représente environ 8% des extractions gazières américaines.Comme ici, par exemple, les forages dans le bassin de la Black Warrior river, en Alabama.

Interpellé par une journaliste du Journal de l’environnement  sur l’usage de la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de couche aux Etats-Unis, Christian Bataille lui a sèchement répondu : « c’est vous qui le dîtes ! ». Nous ne pouvons donc que lui conseiller la lecture des nombreux sites  et blogs américains et australiens consacrés aux enjeux de la fracturation hydraulique et des gaz de couche.

  • « Des délocalisations d’entreprises outre-Atlantique sont à craindre, en raison de l’écart de compétitivité que la manne gazière et pétrolière a créé entre les Etats-Unis et l’Europe » (p. 7)

Aux Etats-Unis, le prix du gaz pour les industriels est aujourd’hui trois fois inférieur à son prix en France, affirme le rapport Bataille-Lenoir. L’écart de prix entre les deux continents est devenu un point de focalisation des divers lobbies industriels (Ufip, Unidem, Afep, Cercle de l’industrie, Medef…) dans le débat sur la transition énergétique, qui y voient la preuve que les prix de l’énergie ne doivent pas augmenter en France (voir ici notre enquête). Selon les deux parlementaires, la différence de prix est telle, désormais, que certaines entreprises risqueraient de se délocaliser en Amérique du nord.

Observe-t-on un mouvement de délocalisation des entreprises européennes vers les Etats-Unis ? Interrogé sur ce point, Amory Lovins, directeur scientifique du Rocky Mountain Institute, un centre réputé de recherche américain sur l’énergie, qui publie ces jours-ci une vaste étude sur les enjeux de la nouvelle ère énergétique, Réinventer le feu, est catégorique : « Absolument pas ». Dans son ouvrage, il met en garde contre le mirage des retombées économiques des gaz de schiste : à cause de la volatilité des cours du gaz américain et  « des incertitudes liées à la durabilité et aux impacts du gaz de schiste ». Pour lui, « l’efficacité énergétique affiche généralement un coût inférieur à n’importe quel type de gaz ». Il recommande donc « d’utiliser ce combustible avec parcimonie ».

 

  • Des auditions bien homogènes

En annexe du rapport Bataille-Lenoir, figure la liste des personnes auditionnées par les rapporteurs entre décembre 2012 et mai 2013. Sa lecture s’avère fort instructive. En effet, sur les 75 personnalités entendues par les élus, seules deux représentaient une association de défense de la nature (Greenpeace et France Nature Environnement). Soit 2,7% des orateurs invités. Les autres intervenants travaillent pour des compagnies pétrolières, gazières, sont chercheurs ou responsables administratifs.

La composition de la délégation de l’Académie des sciences est particulièrement intéressante puisque on y retrouve le géophysicien Vincent Courtillot, longtemps proche de Claude Allègre, et longtemps soutien de sa thèse contestant le rôle de l’activité humaine dans le dérèglement climatique.  Scientifique multi primé, Vincent Courtillot est un spécialiste de « magnétisme terrestre, géodynamique, traps et points chauds, extinction en masse des espèces », selon la note biographique que publie l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), où il a longtemps travaillé. Pas vraiment un expert en hydrocarbure non conventionnels, et encore moins en alternative à la fracturation hydraulique. Sur quels points précisément le chercheur a-t-il éclairé les parlementaires ? « Ce n’est pas nous qui avons composé la délégation de l’Académie des sciences », répond le sénateur Jean-Claude Lenoir, qui ajoute aussitôt  que les questions climatiques n’étaient pas à l’ordre du jour de leur discussion.

Il n'est en effet pratiquement pas question du changement climatique dans le rapport parlementaire. C'est un oubli dommageable alors que les rejets de CO2 et de méthane induits par les forages de gaz et d’huile de schiste contribuent à l’effet de serre et donc à la crise climatique.

Le rapport Bataille-Lenoir n’est pas achevé, a-t-il été précisé. C’est une version d’étape, provisoire, que les élus ont tenu à rendre publique dès à présent, alors que le débat national sur la transition énergétique touche à sa fin. Des corrections sont donc encore susceptibles d’y être apportées. Etre ou non favorable au forage des gaz et pétrole de schiste : le débat est légitime et souhaitable. Pour éclairer les esprits des citoyens, encore faut-il qu’il soit conduit avec rigueur et dans un souci de réalité.

 

 

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/070613/gaz-de-schiste-le-betisier-du-rapport-parlementaire

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